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LA DEMEURE DU SERPENT

Premire chambre 
L'ENLYSEMENT IMPARFAIT 

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Le Monde (premier)
UN CRI
dans la fracture de la mort.
Un monde en croissance - l'arbre absent !
La Norne p‰le, dans le sein de la Mre, engendre la
MŽconnaissance
Pour suspendre le prŽsage
on Žtouffe les Corbeaux trop brillants d'ailes noires ...
on lynche* les derniers Loups
L'AraignŽe ignore sa toile
vaque aux mots gris d'un langage chagrin
cousu de fils-dŽsespoirs.
L'Žgout, ivre, fait jaillir son rire gras au-dessus de la ville morte
Tandis qu'au Pre Lachaise
de Grands Vivants s'activent
des vieilles obscures blasonnent
en nourrissant les chats
les ‰mes des Non-NŽs.

Le Mat (premier)

Tiens, UN MEC GENIAL S'EST RASE LE CRANE
pour ne pas tre rasŽ par la vie rance.

Tiens, Jo, LE CRANEUR DE CHARME, CRETE au milieu
du front
mauve, orange,
RAIDE
rit aux gros cocoonards, aux ringards.
Tiens, Alex, FREEWHEELING sur son Chopper
impressionne les veaux-ˆ-quatre-roues
se noie dans l'ex ... stase SPEED.

& Yesterday Lucis was in the Skies
with Demons
Today "crainios*" ! tout est deuil, pŽpre
en poppers-rŽvolution gay - emmerdant !
Deux sicles d'ennui mŽcanisŽ
dŽjˆ ftŽ.
On a donnŽ.
Vos gueules les Beaufs, les Beurs
et ma Soeur !
EnrobŽ de chocolat noir, la cravate assortie
Je me suce-pend par les pieds
au-dessus de la ville croupie...
Mon chiffre est XII, je m'appelle Woddhin
Je twiste again et houle ma houppette.
Un diamant de midi m'entra”ne
Smoking r‰pŽ, manche retroussŽes, vaccinŽ
je tintitube, un verre d'eau tintŽe
dans la main gauche, un Rdorje en l'autre
et puis ... je vomis ... JOYEUSEMENT !
Je craque sur le High C de la KANTACTRICE :
plus de ciel ŽtoilŽ au-dessus d'nos cul !
la loi morale pue !
Le MECano de mŽdrano entonne sa rengaine
Aux revers de ma veste j'agrafe les insignes vaillants :
Mon Aigle & Mon Serpent.
Je m'appelle Kamasoustraction
Sur terre je fais mes ablutions
PUNKISCH !
Pour te dire, et oui mon vieux - ECCE HOMO !
J'ai pris mes Holzwege sous l'bras
4 potes et 4 potesses aux 8 directions cardinales
ont assurŽ ... la mise
"Les dieux aussi vont au bord'...elle"
HŽraclite.

 

 

Le Monde (deuxime)
Au bord du lac dŽployant ses ailes,
UN SIGNE chante
la noirceur de la vertu "humaine"
HELL le hŽros ˆ l' armure vermeille...
puis se transforme en soleil d'artifice,
noyŽ d' eau rŽgale
et de fleurs cristallines
Parsi, le Fol ramasse les cendres du Phoenix renŽ
( les mange, amoureusement )
Mais le fiel se rŽpand en repentir par-delˆ la balustrade
au-delˆ des ruines de la semaine-dieu
DEUX MILLENAIRES S'EPUISENT
Voyez le nul brille et renonce
Un bŽtail journalier s'engouffre vers l'abattoir discret
musŽe de la science
Parfois, un ciel impur rougit
Brunnhilde ranime les derniers brandons
aiguise les RUBIS flamboyants.
Mais gloutonne, sans entendre l'arrtdemption
la populace va battant le tambour
affiche l'amour ˆ rebours
Son coeur soufflŽ dore l'ennui sans fin
La LŽgende l'a dŽsertŽ ...
Schopenhauer et son chien
pissent le long du cimetire - mille orties, fougres ! -
LA RAISON vagit
le ressentiment s'invagine doucement ...
Trs doucement, ˆ quatre reprises
elle encourage nos jours industrieux.

 

 

Le Mat (deuxime)
Ville odieuse
Fillasses enfriquŽes
petites TAREntules en jupe plissŽe
Mocassins et visons pourris de respectabilitŽ Sournoises et muettes putains cŽlŽbrŽes
Traviatas, glaviotas de ... mes deux
GEMISSEZ !
TOUSSEZ !
SUFFOQUEZ ! petites tubŽreuses ....
Qu'enfin revive SalomŽ !
Qu'elle danse la tte du p'tit Jean
gueulard de dieu, chien des hommes.
Plus d'atermoiement ! Aboyez !
Je suis le dŽsert croassant
Je la lche !
Je la lche en vinaigrette
ta sale tte
ta belle et douce tte de martyr.
OUI, je baise mon enttement ŽvangŽrelique.
Je me baigne dans le Taureau saignŽ
m'abreuve de son rougeoiement viril.
Je suis Khnoum
je me branle et recrŽe le monde
riant
potier devin !
Je jouis, je m'Žpanche !
Dansons le rigodon
avec le dragon
Que Jehova dans son clapier vermoulu
glapisse !
Sur les dŽcombres joyeux, la rose croit
silencieusement
Aux ruines de l'Apre MontsŽgur
nos CORPS FRATERNELS ( conte ˆ dormir debout ! )
refont l'histoire car

VOICI L'HEURE DU SOLEIL !

( "Qu'est-ce qu'on va c'marrer ! a fait des millŽnaire qu'on attend
a gros chat ! Est-ce que les latrines sont "clean" ?" HŽliogabale )

 

 

Le Monde (troisime)
LACHE, prend ton EpŽe - Raison
Coupe !
Coupe et Recoupe ! - faux guerrier -
Les cartes de ta trahison !
l'insu du Partage
Bržle Carthage
coupe et pourfend !
Rtre ! Chien !
Plus rien ne relvera ta dŽraison.
Ta morgue mŽtallique, pŽtrie de misre ignorŽe
brandit sa froideur
gerce le seuil sacrŽ
de la Demeure. Mais ...
Connais
la DŽcision des Fils du Soleil :
Toute Pierre Brute est prŽfŽrable
ˆ ton mal-Žquarrissage !

Or vois-tu ...
ton cantique s'enfonce, impitoyablement
dans le sol du mensonge

Oui, prtre ignifugŽ, mesure au Puits de Weird
la platitude de ton destin !
Au jour renouvelŽ, tu ne ressusciteras
qu'au nom d'un Corps de lumire
que tu as banni
bržlŽ, saccagŽ ....
Tu te souviendras des bžchers
des meurtres commis au nom des TŽnbres.
DŽjˆ le pont-levis s'abaisse
Le ch‰teau ouvre sa gueule terrible
prt ˆ te dŽvorer
Vois-tu....
Cette sente conduit au Graal d'Emeraude
Cristal ! Trompettes !
Voici la Vie !
Voici la Vie !
Voici la Vie !
( Te laisserons-nous pŽrir
pauvre petit curŽ ? ........ )

 

 

Le Mat (troisime)
" Je prendrai une curette, un cutter
pour nettoyer la terre de sa curtaille ... " ( rires )
un d'la foule " P'tite dŽcharge anti-clŽricale
Allons, allons, petit poltron ..."
moi " mes les clercs voyez-vous, charmant mouton
c'est "on"
en complet veston.
Le busynessman et sa busynesswoman
Super-batman et super-battante !
BACK SOON !
Ils font Dynasties aujourd'hui
se prennent pour aristocrassie !
Mon kiki,
Voici les Eighties !
Sans cornette, ni sornette
tout'attachŽe CAISSE
mŽprisables midinettes !
Elles passent, emplumŽes - papouŽes ! rongŽes !
Finis les mauves taffetas
les bagues ouvragŽes
les duveteuses houppelandes
La bite - usŽe par les Grandes Ma”tresses
les femmes de ministress.
Rentres ta braguette embompointŽe. !
a sent le renfermŽ !
Et bobonne attent tout'encadenassŽe
Les enfants en uniformes se battent
comme des chiffonniers.
Mon ami (en)trave, en soutane et porte- jartelles
devant l'ENA, devant HEC
rue garancire ou rue des saints-pres
rue d'Assas comme dans les tasses
excite les minettes, les gentils petits caleons

Il les fouette avec les noms de dieu
avec du jehova en veux-tu en voilˆ !
Dans les cryptes o le computeur ronge les heures
il les empucelle, les envirginise
"trs fin de dogme, trs bon look"
Et moi et moi ... dans les bois
Je danse nu, m'enduis de boue
me revt d'une peau d'ours
tu es une fŽe !
La cadresse est
une ogresse !
Coup de baguette magique
un crapaud
ˆ la bourse de tokyo !
Je suis un Kobold.
Prends ton Colt !
Le cadre en otage,
mange du potage
coup de chapeau
une grenouille
file la quenouille !

 

 

Le Monde (quatrime)
AU COEUR DE LA FORET, l'aube
TRANSPERCE
la poitrine de mon SŽbastien - reflet fŽbrile ...
Les flches d'EROS
dardŽes
oublie son corps de givre

Bržle d'un amour inconnu des humains

Une Belle mžrit le DRAGON en son sein magicien
Le M‰le hŽros
le hiŽrophante au torse cuivrŽ
aux yeux de saphir
aux lvres de rubis
ˆ la rousse chevelure
LE TONNERF
tranchera, joyeux,la tte inhabitable.

IL RECLAME LE COMBAT : LA LUMIERE

Assis sur son tr™ne ŽtoilŽ
ARKTUS
enseigne
aux Parfaits les Quatre Directions :
L'InsouponnŽe simplicitŽ des Plis
la Naissance PerpŽtuelle du Monde
L'INTEGRITE

Tel l'Eclair la voix cŽleste dŽgonde les portes de
l'Antique Nuit

PROMPT EST
LE BERCEAU
DE SOL.

 

 

Le Mat (quatrime)
Ci-gitait bel,
mondo
J'aurai le moi bien repassŽ, contre-saignŽ
Mais,...il fait gris - tutti quanti ... et
Crafty-lov'ty
La granny est un puits de vŽritŽs
les cristallisations, des couloirs de rŽdempsion
ET la rŽdemption voyez - vous ....
n'appartient qu'aux agneaux
aux agneaux plastifiŽs.
Buvons ˆ leur santŽ !
Soyons des loups !
Que le loop gare ...
ou a cogne !
Rveries loubardes, castagnes des mots
Que de mots en cascadeurs !
Si j'Žtais du bel
mondo
je construirais des bagarres cinŽmatograFRICs ;
les beaux m‰les seraient rassasiŽs
telle serait, mon ŽternienttŽ !
Imperturbablement j'essuierais ma queue,
comme un dieu
avec des serviettes intellos
aux deux-magots
Charmant soleil-catin
et moi tintin
de tous les matins
milou des coeurs jaloux
Tout tomberait ˆ pic,
Tout ˆ tricks
sur la pelouse
un trfle .... ˆ treize fouilles...
Et mes pomes... ha ! mes peauaimes
ma peau d'haine
frre-tanŽ et soeur-vahinŽ
tout s'enfile ! Tout !
l'un dans l'autre - voyez-vous ...
toutes les "itŽs"
des "frater",des "Žgal"
des "liber" ...
a ..../ m'en GREVE sans fin
SALUT LES COPAINS !
SignŽ : Arsne Lupin.

 

 

 

Deuxime chambre  
ZIRCON-STANCES 

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Tu cherches de nouveaux seigneurs
Ne les prends point au glaive, au tr™ne !
De tout grade les dignitaires
Ont tous l'oeil vulgaire et charnel
Le mme oeil de bte ˆ l'affžt ...
Loin du tronc grandit dans la brousse
l'Žpi rare, seul de son rang
Et tu reconna”tras les frres
Au pur Žclat de leur regard.
Stefan George L'Žtoile d'alliance.

 

 

1
AU CENTRE DE LA TERRE
le mŽtro gLISSE
le mŽtro pLISSE
Lente fange amre
Bruit inondŽ d'esclavages
Discrets envahisseurs
sur planches ˆ roulettes
sur radios ˆ piles
ngrelettes
magrbtes
Feux d'artifice gruge-moi / diffŽrences
Bienmalveillances chouettes
en cha”nettes
haines en bandoulires
BANlieusardes.

Au centre dŽlŽTERRE .....
N'accuse pas le blanc - mon pote !
Il n'y a plus d'espace vert !
Comme ˆ Alexandrie, mon horreur
Comme .... des hosties qu'on bouiffe
des prŽpuces qu'on cuit
Ds que Sumer, et ds que Babylone s'hollywoodent
Ds que Paris boude
Ds que l'Hellade fire sombra
Et ds que le monde intŽrieur suinta ... s'effilocha ...

LE METRO Plisse et Glisse
LA NORNE Tisse, dŽcide, tease
Le dernieromme n'a plus de DROIT
Le dernieromme ....
remballe son dossier, ses cartons

YGDRASSIL perd ses feuilles

ET TEL UN SINGE de lui-mme
le dernier™me ricane
blesse le Guerrier Endormi.

 

 

2.
Les dents blanches
FŽtide, l'haleine RAICHE !
Il mord le cou de la vampe ROIDE
- retombŽes de l'Žtole de visions -
VŽnus de fROIDure
Rien qu'une toile franche de coton
UN ECRAN toujours rapiŽcŽ ...

Derrire/
le rŽel est vague
vaporisŽ
nŽbuleux
DŽjˆ la terre s'essouffle

SUPERnova ! trou noir ! ou trou du... !
DŽjˆ les mercenerfs des Žtoiles
percent, vrillent, sillonnent la galaxie
AUX ARMES ! Chevaliers
AUX ARMES !
larguez les amarres, larguez les ‰mes !
Au CORPS !

Le mŽtro ne dŽsemplit plus
Les emplettes remplacent les SALOPEttes
Les mres-putes - ˆ trac - s'font des frisettes
COMME SI DE RIEN NAISSAIT
N'Žtait qu'ils les engrossent, les rosses !
qu'ils s'engouffrent au cafŽ, mains dans les poches
LES POTES !

Potins de comres - proust' ma chre !
l'eauzone rŽtrŽcit
mais qu'importe !
NOUS AVONS DES CAPOTES
POUR FIELER A L'enGLAISE !

 

3.
POUFiasse - luxe dŽmoncrasseux !
Ci-git l'heure de la fte
de la dŽcollation.
De toute dŽcoRATION des famines nombreuses
des Souris et des Rats
Jour de l'a”tre suprme,
des rtres et des tra”tres
Le jour des blanches ttes
sur des piques vermoulues
Dans la musette, le sandwich
la p‰tŽ du chat
En place de crve !

Mais... auTOUR de mon cou
un collier de conqutes
de scalps sanglants, rutilants de ttes prŽsidentielles
ttes de masses et ttes de noeud !
Intelligentsia d'illumineux !
Dakini en bikini courrouhŽrissŽe
Carmaguignol - Bercy,merci !
L'opŽra bouffe sa bastille
opŽration Retour Du Lys :

LES PRETENDANTS SERONT EGORGES en n'ombre
EmpalŽs au sommet de la pyramide-acid
Heureuse Vouivre
consomme ton festin
au prochain soleil ...
la foule ne laissera qu'une poussire
engloutie en ta tra”ne d'Žtoiles ....


4.
Le temple de Pierre
exploite les peuples ... opiassez !
Excite Satan - la pelle coranique
Les Žglises s'ombrent.
Explosent en miettes
Les "ex" maris.
Les Žgo•stes dŽmograttes
Alcolosers des matins glaireux
des matins pl‰treux
Alcolos aprs la tournŽe des ambassades
du BAR DES LUMIERES !
montrent leur cul-maryline
leur cul-madona
leur cul-de-nana
La BOUCHE de mŽtro les aspire
les aspire, les dissout
/ 89 est mort / PUB !
Le Ma”tre des Corbeaux et des Loups
est revenu
Glauque le bouge Žgraine de virils espoirs
La danse suppute la formule de la Lichtung !
Les lampes ŽlysŽennes s'Žteignent enfin !
une par une
fauxbourg saint-honorŽ
belle ruine dorŽe !
Laser green and deadly raid
No more headlines - news papres !
Nous sommes les ttes rasŽes
Grand Cri
contre la Pgre EncensŽe !
Ennemis des petits gris
des trois pices croisŽs
des bien couturlurŽs
Ennemis des tordus de wall street
des emmurŽs !
Nous ...sommes la Premire
PAROLE D'AMOUR !


5.
Prends ta trompette, ton clairon
Sonnons l'OR !
Amis des Noirs-vŽtus, canailles suprmes
dŽsenchantŽs des mirlitons F.M-isŽs
Marchons sur les dŽcombres clinquants de
l'avenir
les dŽcombres mordants de l'illusion
Marchons
Marchons mes amis
mes BLACK ........ SKINs
marchons
traons nos sillons !
dŽfi vivant de la blancheur lavasse
Dernires heures de la race !
SALUT COURAGE DE LA BIERE,
CRASSE
Salut DESTROYERS des valeurs plastiques et torves
violeurs des rolls et des visons
violeurs de joggers et de healthfood stores
violeurs d'acteurs studieux
BRAVO AGONIE DU LABOR - BRAVO !
La tte d'un roi se venge - par vous -
de l'ignorance du soleil
Rangez vos Compas &
vos Ecoeurs !
soufflez vos bougies maonnŽes de tŽnbres
Lumires !
Reprenez la TRUELLE des Constructeurs
La TRANSE DES REBELLES
FRAPPONS !
A l'heure o leur fte cessera
... Retirant notre noir chapeau
libŽrŽs de l'‰me
libŽrŽs de toute Weltanschauung
NOTRE CORPS-EPEE
VAINCRA
Vibrant
EnsoleillŽ !
Plus fort que tous vos lasers
chiens savants !!!

 

 

6.
Le Mat
ENFOURCHEZ DONC LA MARIANNE ( ˆ rŽpŽter 666 fois ! )
La marianne fŽroce
La putain du barcarrosse
La fivre tricolore vous guette

ATTENTION AUX MORPIONS !

Aux espions qui la grugent, la couvent
et la saoulent
Elle vendrait ses petits pour un perthuis ;
son Žconomimique, son echoNOnique
ses progrs techniques
pour moins que des lentilles -
de belles fessŽes ... ( mais )

ENFOURCHEZ LA DONC
ENCOCARDES
DE JUILLET !
Car ... votre temps presse

L'Hermite
Au Conseil de BrocŽliande
Sous le chne sacrŽ
Merlin l'invisible Barde
a dŽcidŽ
pour
la loi d'
Emeraude

O croissent les HŽros .........

 

 

7.
ENflure des murs
Le bouddha gaffe
le bouddha pue - piquŽ au vert de gris
plein de salptre
il crie
crie sans bruit en catiMINI
contre l'assassin
le bel'ashishin
Et l'odeur immense du fuel
monte
monte avec jesus-cri
le mort-nŽ du soleil !
Fuel puant !
l'ennemi jurŽ
mŽtiCULeuse boniche* !
Regarde-toi crachant tes vipres d'amour
mon prochain !
mon prochain de saint nicolas du chardonnet
mon coca, mon seigneur la fve !
Hollow heads !
Bestioles venimeuses
festoyant d'innocence
buvant le sang royal fatiguŽ
Pasha !
Ta lignŽe capŽtienne tu la cherha•ssais
assez pour la dŽcapitonner
petit-jesus des sufragettes
reconciliabules des urnes
petit-jesus
petite girouette
laisse-nous te souffler de la trompette !
Petit Allah, met-toi lˆ
Tu auras la fessŽe ( sodomie autorisŽe ? )
Voilˆ !
Lors, un Fal Parsi a demi-nu s'Žtend sur la chaussŽe humide, prs des latrines - son cabinet de rŽflexion. Une Queue graisseuse munie d'un ectoplasme-vibro il enfile ses gants de soie. Nous mangeons un hambourgeois chez macdo*... C'est dimanche, en robe blanche. Quelle est belle notre Žglise ! Quelle est belle notre rue saint-denis, la tte entre les mains pelŽes qui s'entte ˆ rŽciter " au commencement Žtait ...." Et le saint rouspette
Et le Saint pŽte !
Tout entŽlŽ, ˆ langueur de journŽe a se rŽpte
FORTE COMPULSION
a annonce la RŽvŽlation
Dallas, Die-nasty - THE FINAL CONFLICT ;
CHANNEL NUMBER FIVE
Et nous - rennes du Chariot en mains -
proposons
O Justice
Le Miel aux Ours !

 

 

8.
HEIL ! HAIL ! SALUT !
notre nom ; WOLFSKIN
Toujours hurlerons
toujours vanterons l'anŽantissement de ce qui s'installe
de ce qui s'Žtale
sans tre reconnu du Soleil !
Un drapeau tombe ˆ l'eau
une cocarde, coquine, dans la boue
un bonnet frigide se dŽgonfle
Cyble la terrible phrygienne
dŽcolle les profanateurs
Ainsi soit-il !
ET QUE TOUJOURS IL REVERDISSE !
Le peuple m‰chonnera son chewing gum
achtera ses barbitures
ses enfoutrures de gourous
pain et cirque !
NOUS MANGERONS VOS BRIOCHES !
Deux par deux
sombres gŽmeaux
sur la mme monture
passerons pour effacer votre passŽ
pour la Gloire de la Nuit IntrŽpide
passerons d'un sourire acide
dŽcapant !
Nous les fils de la Nuit TransfigurŽe
nos cracherons
sur vos gueules proprettes
vos gueules de soubrettes ....
boulevard Beaumarchais ...

 

 

9.
AU BOIS DORNEMANT
Le noir soleil s'enivre de mystaires
Des yeux rougeoient dans l'ombre dŽpecŽe
dŽpossŽdŽe, fugitive
Ta bouche, coupe de ciel, fielleuse, cruelle
O ta bouche !
ta bouche dŽsirŽe
DEVORANT L'ESPOIR
O cette bouche
Qu'elle ronge
dŽvore, oui, oui ... la ritournelle
Sous la tonnelle engage ton poids de GRANITE CAPITEUX
O futilitŽ ! Tumulte sourd - meurs !
Un regard lugubre guette
La gargouille pieuse s'envole
quitte la pierre inentamŽe par la corrosion des IdŽes
Creuses
Elle rejoint l'‰me des B‰tisseurs.
Le basilik livre bataille aux faibles
pour la splendeur de tous les dŽmons
l'amour de mŽduse
pour l'amour de sang-su
l'amour de toute abjection pure !
O divinitŽs opalescentes teRReurs !
Jouissez, jouissez Btes SacrŽes
DŽmons de minuit, copulez !
Il est l'heure :
L'injuste est mort !

 

 

10.
SIFFLE STRIDENT MON SERPENT
TAMBOURINES ! TAMBOURINES !
REVEILLES les anges endormis dans leurs ors
dans leurs cieux duv'teux
Maudits !
O gožt de la gentiane,
bleu venin des montagnes orageuses, colchiques !
nourrissez vos Sombres Elus
L‰che s'annonce encore le bienftard

Coupons et recoupons le lien !
Vipres, amies des trŽsors cachŽs !
O vous, vers
pourrissez la pomme vernie
la pomme chancelante issue du paradis !
M‰le vigueur
quittes ta robe de chastetŽ
ta robe de l‰che sal'tŽ
bois ˆ pleine gorgŽe le lait de la Terre
Immole la catin chagrin, la fille unique du ciel
pommadŽe, huilŽe, ŽtoilŽe de sang humain
vierge ruisselante -
la palmolive !
Reviens dieu bandu, dieu charnu !
REVIENS ! O PAN ! chasses l'ŽpuisŽ
sexe sans sexe et sexe sans risque
coup de trique ˆ cette nique !
Douce odeur du rhin
rime sans or, r‰cles, r‰cles ta gorge empoissonnŽe
vomis l'arte, l'Ychtyos !
Il t'Žtouffe ™ mon fleuve !
Rejettes dans l'Žgout les mots de l'homme-faux
sa bile besogneuse, son travail en-sensŽ
Noyez, noyez-le dans ses latrines ; noyez le Poisson !
Que vive Helio Gabaal... 
Que Verdoie la pierre HAGAL- le Septime Rune !
SANS REPOS !

 

 

11.
Jour de la Mandragore
AU PILORI
broyŽ ...
un bŽbŽ
Le mŽcrŽant la tte fendue
pend.
La lourde hache coupe des prŽpuces
m‰chonnŽs ...
Le chef d'un roi - ASCENDANT -
rutile sur l'horizon striŽ
Enfin le peuple fautif paie son dž
l'Europe dupŽe
vacille
s'effondre dans
la fosse californienne
Atlantis attend de sombrer
l'OcŽan est patient, trs patient
il guette l'infidle
DŽdaigneux de l'histoire
Papillons pavoisant nous marchons
infatigablement
parmi les forts dŽcimŽes
entre les troncs gisants
les tombes ancestrales
les regards diaphanes des Ombres
Tous tŽmoins du Grand Froid
Julien aima la fluviatile Lutce
bleutŽ souvenir des arnes vides ...
Reviens, reviens mon ami
Empereur CalcinŽ
Martyr superbe mais 'lors flŽtri
par l'ignominie
Reviens rejoindre les Orphelins
Les Fils
d'HŽlios
Car
rgne la houle assassine
Reviens Empereur Miraculeux !
Foulons ensemble les jehovas, les jesus, les bouddhas
les mahomets, les marx, les maos, les chiens chauds ...
Enflammons les livres saints
Renversons les vasques baptismales
Regardes ....
Bel Ami
bržlant
un veau d'or vagit, font
sur des chairs cireuses !
Voici ......
Voici venir ...

 

 

 

12.
RAGNAROK
L'ENFAIRE splendeur et marbre
Erection nŽcessaire du monde ahuri
DŽlicieux thŽ‰tre des vampires.
LibŽrez nous de ce nouvel ‰ge !
de ces mŽcaniques
qui roulent, roulent - flux et reflux - sans cesse.
RŽclamons le meurtre de l'agneau, mon ange
aux ailes noires
Viens, viens au grand mŽchoui
au mesfouf de ro-mŽ-ni
Viens mon romanichel
Nous boirons du sang, du vin
Nous inventerons des mots-serpents
des phrases-anaconda
et ivre de macumba
la voix d'Erzuli retentira
le Venusberg ressuscitera
Pour la gloire de la Milice Sombre !
La lumire intŽrieure !
Bas la faiblesse blante !
Que Pan sacrent le Nouveau Printemps !
Au tintamarre de Kali, de Dourga
Nous rŽinventerons la grammaire
Avec Fenrir, plus fort que les dieux
qui osera danser ?
Mille bras de Shiva sauront-ils le lier ?
Que sera ta prŽsidence, tes entreprises
petit peuple pŽtri de sottises grandioses
petit peuple pitre
petit peuple en socquettes blanches
en jeans' ŽlimŽs
petit peuple en bleu de travail
ferrailleur !
dŽgožt devant ta faim
dŽgožt devant tes moyens
dŽgožt et attente d'un mot vain
d'une fin
Das Ende ! Das Ende !
.... und fŸr das Ende sorgt Alberich ..
..
Mais vous, plus nombreux que tous les Nibelungen
Plus perfides qu'Hagen
Plus pleins de contingence que jamais
Triomphants .....
O fange !
Mais que peut le dŽgožt .... d'un Žcrit .... vain !
Quand les Elus dorment qu'ils se sont Žteints ?

 

 

 

 

 

 

 

13
Rien
RIEN 
Absolument RIEN
! QU'UNE POSSIBLE
MƒTAMORPHOSE.

 

 

 

 

 

 

DEMEURE DU SERPENT   
Troisime chambre 
Macintosh HD:Users:alaingiry:Desktop:Divers - in process:monsiteweb:images:serpent9wb.jpg


(PrŽcŽdŽ du Monologue de Carmilla) 

Sitting here now in this bar for hours
while theses strange men rent strange flowers
I'll be picking up your petals in another few hours
In the metal and blood,in the scent of mascara
On a blackcloth of lashes and stars
in a flood of your tears,in sackcloth
And ashes and ashes and secondhand passion
and stolen guitars.
Flood I - Systers of Mercy,1987


 

Monologue de CARMILLA.


Abolie, et son aile affreuse dans les larmes
Du bassin, aboli, qui mire les alarmes,
Des ors nus fustigeant l'espace cramoisi,
Une aurore a, plumage hŽraldique, choisi
Notre tour cinŽraire et sacrificatrice,
Lourde tombe qu'a fuie un bel oiseau, caprice
Solitaire d'aurore au vain plumage noir ...
Ah ! des pays dŽchus et tristes le manoir !
HŽrodiade - StŽphane MallarmŽ

Lierre ench‰ssŽ dans la pierre
meurtrie, souffrante
Chvrefeuille sertissant les tombeaux
.....Le pont-levis cde et libre
cette....vue improbable
vers ... Karnstein
Mon OMBRE pŽtrifiŽe
regarde
la nuit pure de toute clartŽ lunaire
Livide, blme j'approche du miroir des ondes
La pluie blesse mon visage tatouŽ
de signes invisibles, mon nom ... Carmilla ....
( brusquement )
Mais ce n'est pas mon nom !
ce n'est pas mon nom !
Qui suis-je ?
( Elle extrait des broussailles un miroir octogonal,
tŽmoin d'un autre culte. L'approche de son visage )
Miroir ...
rŽvles ˆ ma solitude
les traits perdus ... cette identitŽ lointaine.
( RŽalisant SA pure absence )
NUL reflet ......................................... SEUL
le mortel argent - sel et souffre -
la nuit fugitive, Žpaisse
Une voix rŽsonne, creuse l'ab”me sans Žcho ..
Qui donc en moi, dit "moi" ?
Mon sang glacŽ. Mes bras de cristal
... Blancs serpents enroulŽs jouant dans
ce tombeau terni ... ce bronze vert-de-gris ...
Qui suis-je ? Pauvre de moi
OubliŽe dans ce ch‰teau ruinŽ
Avec ce nom lancinant
le nom d' une autre CarMILLA ...
....... au carmin de tes lvres suspendue
Givre d'une soirŽe d'hiver ...
Un souvenir ?
Je n'eus jamais de rve.
Le sommeil fut glacial.
Dans une jeunesse..
fugitivement volŽe
Dans leur jeunesse parŽe
Toujours des livres lus ...
Des heures dures, ˆ la tranche, le papier
les belles jeunes filles vivaient heureuses
vivaient !
et j'apprenais ˆ mourir
Suis-je donc morte ?
Plus imparfaitement
morte que jamais ?
Elles vivaient pour le bal princier
costumŽes, poudrŽes ... Ha ! que d'ors ! Que de satins !
Vtue du blanc l'un-seul, un livre ˆ la main
je longeais la rive brumeuse
et mon pre souriait de me voir pŽrir lentement,
telle une rose, une marguerite effeuillŽe...
Mais mort enfin, vivais-je pour qu'il se souvienne ?
Morte enfin vivais-je pour moi-mme ?
Pour une MŽmoire de brume, de soupirs ŽveillŽs....
Je me sens possŽdŽe ˆ nouveau par les annŽes, les sicles ...
Et lui, lui n'est que poussires bibliques
Žcrasements de lumires, vermines !
Et, lui, lui - sans un mot ...
Et ma mre, la Dame de Styrie palpite dans ma poitrine vespŽrale,
dans la vie Žternelle des pierres de Karnstein ...
La pŽtrification digne de tout DŽsir - Natal - transparent.
Nicht ...Nicht l‰nger durch vergessne ZEIT !
Lors, cette nuit vint ...
o elle s'approcha du lit fiŽvreux,
du lit d'ivoire ombragŽ d'un baldaquin d'or rouge ... de son amor
Elle entra brusquement par la
Fatale absence des rves .
Within a mared night ... she approached ... I remember
( my body don't you ? )
The embroidered body of mine,
the silvered touch of thine ...
This very night
when the sorrow Knight ...
WALPURGIS NACHT ................................................
O Douleur
Ach ... SCHMERZ !
par multiples plis et replis, renversŽe
dans les lilas, les oreillers de satin,
les draps de velours - noir
Ta tristesse enchantŽe
Ta tristesse vert d'eau envahissante et nubile
chapelet irrŽsistible, bulles de verre
trop cassantes
domptant l'attente de tes baisers ...
Crissements mŽticuleux des insectes
contre l'herbe drue du jardin ...
Craquements des branches
... nos pieds nus dans l'herbe humide aprs l'orage.
Mais ..
voici qu'un soleil parait que nous fuyons au bržlant de nos corps amants.
CARMILLA !
CARMILLA !
CARMILLA !
( gongs & trompettes - terribles - soulignent l'appel de la forcenŽe )


 

A mercyful Release

 

[A]
Brillance argentŽe
d'un ange dont les ailes ...
Contre le ciel noir.
Quant elle te poursuit, se love.
Quant le temps vient de vomir sa Pomme.
J'entends.
Je vois sur le tŽlŽviseur ... des morts
l'Eve Futur assassinŽe !
Viens ! Viens ! mon Ange flou, partons !
Laissons tous ces porcs emperlŽs
Laissons les villes enfiŽvrŽes
L'heure d'ATLANTIS par quatre fois
a sonnŽ !

 

 

1.Promenade
Bouge/louche.
SPAZIERGANG durch die NACHT/FLOOD.
Suspendu ˆ l'effilage des couteaux-sauvages
Tte ŽcartelŽe, au
CRAN d'arrt du rve
Implose ... Et stagnation
La puanteur de l'Žtang hantŽ
s'Žcoule, s'Žpaissit....
Des narines palpitent.
Bouches en pŽpites
balbutient
Voici le nom de Bal inscrit
Incisifs, les morts appellent (sont-ils les seuls ?)
les lignes blanches
Le graffiti furieux chante, par-dessus bord
TON NOM DE VENISE !

[B] Sur le front la marque de Lilith
Agns sous la neige noire,
pieds nus, prophŽtise ...
Le soleil d'ABENDLAND rena”tra-t-il ?
Quelle rŽsurrection, quel oubli, quel LŽthŽ !
La vermine progresse
sous les dŽcombres bŽtonnŽs
les dŽcombres restaurŽs
Verre, nickel, chrome
La pointe pyramidales appelle tes foudres justifiŽes.
Que faire ?

 

 

2.
Fissure bŽante / Žboulement
progressif du dŽsir
effritement en cornet de b/r-iens volontaires
Passions fruitŽes / sidŽral ICE SCREAM
Vaines voix du stardom
Guerroyez ferrailles !
Pour la FONTE DES NEIGES.
DŽsespŽrŽ entre la corde, le revolving door
la rivire, le manque, le prŽgnant amour, le philtre,
le rgne de l'amour ou de la mort,
le rgne du qu'importe.
Danse Macabre
L'Adolescent se penche sur un vide vierge
lŽger dans le vent ....
La cruautŽ dŽvisage le sommeil
L'Enfant Žgorge son avenir dŽsenchantŽ.
Lˆ, en grappes, les SA-TEL-LIGHTS grlent
au milieu d'un ciel pŽrimŽ.
( Applaudissements de la f/houle )

[C]. ProMESSE contre les nations !
Chant de guerre - murmures papales
Coup de gong du Mais-si !
Les dŽmons s'Žlancent, dansent
Des pans de murs s'Žcroulent
et dŽlivrent
LA DEMEURE DU SERPENT.
La Mort du pote
de son ombre parŽe
oeuvre pour l'immortalitŽ.
Mais la terre est sŽvre
Et le veau dort ...

 

 

3.
OMBRE D'UN ARBRE DESSECHE
ANGE GARDIEN EN PLEURS
LA NUIT EST OBTUSE - AIGRE
Le jour arrtŽ, teigneux dŽforme une blanche danse
entre les cadavres et les fleurs -
l'ikŽbanal
De la poussire s'effondre sur l'habitant dŽu.
Ils sont lˆ, buvant le sang des autres
ˆ pleines mains, reniflant la Terre Natale.
Ils boivent - ras la coupe -
et des rires -
le poisons !
Ils vacillent. Vrombissent les catastrophes.
Plis baroques des week-ends ahuris;
" mon amour ... mon A .... !
quel terrifiant vis-a ... "
( a meurt, qu'y a-t-il d'autre ˆ faire sur un a-mŽga
au noir : qu'opŽra ... )
En lambeaux multicolores
le manteau royal
exhale son parfum cuivrŽ
Pluies acides en RING
Mouroirs palimpsestes
Voici une reprise;
LE DERNIER SOUPER : SANS PAIN NI VIN !

 

 

[D] On liquŽfie un message imprenable
Viol de petites filles aigres
de gentils garons sucrŽs
Un paysage se rŽsorbe
David NE VAINCRA PLUS Goliath
with a quick incision !
Le futur s'Žloignera
ˆ pas de LOUP
ˆ reculons pour les pol'trons
Le saut des jours passŽs sera d'or !
LA PYTHIE crie, vocifŽre.
L'ange, trop splendide, innocent remonte
aux surfaces Žtrangres de la glace vive.
DELPHES annonce l'autre lumire;
Qu'elle soit ˆ la NATURE transPARENTE !

 

 

4.
Le soleil perce le d™me ultra-violent
bržle, tanne la peau d'abat-jour.
Au seuil, pŽtrifiŽ, attends-tu
une lettre d'amour ?
DressŽ de noir - to kill.
FŽline ˆ skill ... Elle jette l'arc-brisŽ
sur un marbre angŽlique
Son visage creusŽ de remords
tombe en miettes sur un plancher sale
La chair mordue ˆ blanc
concupiscente, geint sans cesse !
L'asphalte POURTANT conquire le badaud
Tiens, en voici un qui mange son "burger"
Quand je dŽploie mes fleurs
En voici un autre qui se p‰me avec les rats
prs du lac des pleurs.
Rires pincŽs au clair de lune ...
Voici l'Heure o le Vampyr Les States s'abreuve...

[E] Tumulte, tonnerre,
trompettes et tambours !
Fier Asgard
RŽjouis-toi !
Jamais plus JŽrusalem dira "C'est l'Est"
Jamais plus une seule nation n'aura de privilge !
Pluie de feu.
Les Arbres luttent.
La joie divise les lŽgions.
Des rires phalliques rŽsonnent - fleurs audacieuses.
Corps et ‰ne je suis ˆ toi, mon Bouc !
Rassemblons nous pour la victoire !
( ˆ part )
Milice ! DŽcimez ces contempteurs
Que vive, vive le SOLEIL !
Et nous pour Lui.
Que notre rgle soit ; EXCEPTION SANS PREUVE NI RAISON !
Plus de nations !

 

 

5.
Le futur toujours fossile apaise le dŽcha”nement
Prompt aux rumeurs des hommes :
tout dŽcs
Le nautile marbrŽ titille l'Inconnu,
l' X motdit de l'Žquation
la dernire danse.
Des bras dŽcharnŽs se contorsionnent, tendus,
vers un ciel mauve, dŽchirŽ - du papier !
Le soleil sombre horizontalement
fissurŽ de larmes sanglantes
PEUR SUR LA VILLE MARCHANDE
Il rougeoie de colre...
Des jambes s'agitent sur une piste glissante
de givre et gel mŽtalliques.
Le rythme mort celle.
Des lvres gercŽes baisent un crystal sonore
Des visages dŽlibŽrŽment inexpressifs se tordent
contre une vitre humide.
Cassant le MASQUE
nous sommes interpellŽs par la
POLICE DU RECIT

[F] Atlantis ensommeillŽe au sein de l'OcŽan
veille
Mais l'ingrat invoque sa puissance
De sŽnestres mages supputent, abrgent la vie
ou infligent l'immortalitŽ p‰le
aux blancheurs d'h™pital
Non ! N'offre pas, jeunesse dŽjˆ trop vieille
tes veines ennuyŽes.
N'ouvre pas le bal de "s'attend".
Mille ‰me pseront moins qu'une plume
pour Maat
Si, nous rvons encore
sur la Roue d'un Gipfel ...

 

 

6.
Les ondes en pluie traversent la bŽance
de la peau-tambour
Le coeur s'Žvade
Des mains guŽrissent d'autres tuent
Au-dessus de l'ocŽan mille regards
linceuls forment des goŽlands perdus
Les corbeaux enseignent la Saga meurtrie
Les pigeons omnivores remplacent dŽjˆ
les dŽsincarnŽs de Demain.
L'odeur putride tŽmoigne, le fuel couvre les mers
Des hommes gris passent en limousine
empaillŽs, porteurs de valises diploMATICS.
Au bord d'un bureau le tŽlŽphone rouge
incite - tentateur - le monde des "affaires "
- tout sauter !
Pendant ce temps
on recopie inlassablement son TraitŽ de DŽcomposition ;
il Žtait une fois ... le progrs.

[G] La vitre en Žclats fracture le temps rouge
Libre, au ralenti, l'oiseau de nuit.
Sur la piste noire, poussiŽreuse, proies,
les ombres dansent ... ˆ s'y mŽprendre.
Les DIVISIONS JOYeuses de la DEVOlution
s'arment sans ressentiment !

 

 

7.
DistillŽe, aseptique l'avŽritŽ blesse 
et sche les veines meurtries
le corps tubulŽ.
L'oxygne aride s'Žvade.
a geint, a meurt, a comatise
a commotionne, a addhibouddhissionne,
a geint, a meurt, a comatise
a siddhatise - ˆ rebours !
BELA LUGOSI's dead, dead, dead !
Le miroir flŽ prŽvient tout dŽdoublement abusŽ.
La came-isole infuse feutre de son fourreau,
de son manchon - bonheur !
Tu fumes l'ennui invertŽbrŽ
le dŽsespoir paralysŽ
Tes jours s'Žtiolent, acidavinŽs.
a geint, a meurt, a comatise
a comotionne, a addhibouddhissionne,
a siddhatise - ˆ rebours !
Mort le des savants
en complet veston
comme des bulles de savon
BOUM ! BOUM !

[H] A l'orŽe d'un bois, prs d'une grotte
Le DRUIDE &
L'OURS du poids de son INSTINCT IMPECCABLE
veillent sur la DestinŽe des dŽbris de lumire.
Au-dessus de la cheminŽe, le portrait flegmatique de l'Anctre
tombe en poussire
L'enfant amoureux la mange ˆ la cuillre.
Des spectres aux yeux rouges, des loups
regrettent l'inconnu au calcul - ein Dasein !
Ils hurlent sans cesse dans les Walkmans
privŽs d'oreilles ...
Des femmes mŽdiumisŽes par la mort, prompte
de leur enfant
dŽciment du regard les mŽcrŽants
Elles annoncent : SHANGRILA ! SHANGRILA !
( mais je bois de la sangrilla
ˆ votre santŽ ! )

 

 

8.
ALICE au-delˆ des miroirs
PsychŽe nouŽ aux chaises adulterrŽes
Reviens ! Reviens Paradoxe !
ALICE enrobŽe de mousseline noire
moire et soie
cheveux dŽfaits ...
J'aime ton sourire de marbre
ta bouche barbouillŽe de confiture
tes mŽgots humides au cendrier de nacre
la terreur de ton lapin-horaire
de ta tortue-zenon
sans Bach ni Gšdel ni Escher
chez Usher, chutant !
parfaitement illogique !
ALICE des tarots meurtriers
Alerte aux prŽdictions de tous les passŽs
sombres
Alice, toute ŽchevelŽe
ALICE ! ALICE !
Ach ! Alice !
Tout s'Žteint,
plus rien ne s'Žtreint
que le cercle suspendu
des morts ...
ALICE ! ALICE !
Don't give it away ... away .... away...

 

 

9.
Route verglacŽe, jour vermoulu
Jouons dans le cimetire, rŽsolus !
Jouons entre les tombes vermoussues
Regarde les noms fatiguŽs de nos morts
Regarde la tempte des trŽpassŽs
Fidles, ils chantent le cantique
d'Žtoiles, de fleurs de porcelaine
le requiem de granite et de marbre
Les angelos blancs, de sucre fondant
rappellent le bonheur de nos enfants.
Les grands peupliers, les cyprs
murmurent dans le vent
le Grand Secret des hurles-le-temps !
Et nous voilˆ tout enivrŽs
plein de rosŽe
ce matin ...
toi morte, et moi ... vivant
cŽlŽbrant .... ( mais..
voici l'heure o le gardien agite ses clefs ... )
Dehors on Žchange ses postiches, des films dŽlŽtres.
On vidŽote l'espace de haute autoritŽ.
Entre les voix de notre sisterhood
sur la bande galvanisŽe j'entends le gŽmissement d'un dŽsespoir abusŽ. Je vois s'estomper dans l'opalescente sphre des mots l'ABRI catastrophŽ ...
Et lˆ, dictŽ ; HIROSHIMA .... ma SUPERSTITION.

... And the ground is frozen through,and you're
Driven,like the snow
Pure in heart
Driven together
And given
Away to the west
A white dress
'Til the river dont run
A black dress
Looking like mine.
Driven like the Snow Systers of Mercy,1987.

 

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RƒDUITS SECRETS 

 

 

Premier rŽduit. 

ON THE THRESHOLD,oui,l'Enfant joue
BULLES de SANG
lŽgres et vives - tel du savon ondulant,irisŽ ...
Taches ineffaables des crimes perpŽtuŽs
sche perfection.
Quelqu'un regarde le ciel dŽcomposŽ
Es gibt kein Gott im Himmel !
KEIN GOAT !
( Ortrud rit et Kundry joyeuse rŽfute la rŽdemption vŽgŽtarienne )
Quelqu'un d'autre crache, las du suspens de
sa vie.
Il contemple la mort noire
Mais n'ose confondre le Soleil
son dernier espoir .
MalgrŽ lui il choisit
de s'enrober de nuit, plonge dans la certitude
blme : clartŽ et distinction !
Cherche la solution
commune.
Un laser troue l'air balayŽ
Quelqu'un ble, heureux.
Des ondes vacillent - vent aride.
a tonne Žperdu, dŽgouline, mivre
a sue.
Quand sa bouche bave de peine,
que ces yeux s'infectent de haine
quand des oreilles s'empressent
... de ne point entendre.
Voici le souvenir baguŽ
le passŽ CATApultŽ.
O douce Madeleine,
conte moi
au prix de l'enlisement
de tes sables mouvants
conte moi
l'Origine de l'Amour ! Et,
Traons ensemble la Carte
d'un NOUVEAU TENDRE.
Sur le Seuil
o joue l'enfant
l'Enfant du Temps - du vent !

 

 

Deuxime rŽduit 
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L'Illusion grandit
La Preuve s'en love aux Žcoulements d'arc-en-ciel
ˆ ma Langweile - mein Sehnsucht.
Voici les flches dŽcochŽes du dŽsir-yesterday
du destre -tomorrow
NARROW !
Une femme sur le plancher - javelisŽ -
accouche de l'enfant pt
de l'enfant satanique
Sors ta trique Rosemary ! ...
Ha, tes poux ! Tes poux !
La bave roule aux lvres macrocŽphales
a fume aux heures de pointes
Ta femme dans le mŽtro
rugit, accouche de l'enfant toc
Marie-rose ...
des clous ! Des clous !
PLease, at ease
Flush the toilet, Lise !
Dans nos Žgouts
                        deux Žpoux !


Troisime rŽduit 
Macintosh HD:Users:alaingiry:Desktop:Divers - in process:monsiteweb:images:serpent12wb.jpg

IRRadiŽ au milieu d'un opalescent rayon
je vis mourIRR mon amour.
Mille feux invincibles - trahison !
Feux nocturnes, taciturnes - paralyses !
Le temple couvrira-t-il toujours les marchands ?
Le prtre, le veau-gras ?
L'opinion nie
Tout se convertit, s'invertit
Tout verse, reverse, dŽverse -l'injure luit !
LibertŽ, pauvre mot ( enttŽ )
besogne ses guerres intestines
fomente son libŽral complot
enfante le monstre, vomit "dŽmos" !
a reconna”t le "crate"
ˆ sa cravate
du tac au tac
Polis ton zŽro !
La plante noircie s'entoure de science-abile
accŽlre sa ronde dŽbile
Un Chien mord ses mollets en guenilles
L'amant, sans connaissance
choit auprs du DERNIER ARBRE
"VŽnŽrable fils, adore ce Chne
... mon fils ..." Il appelle.
Mais le vain font™me s'Žvanouit.
Une brume rougie se lve au-dessus de la rivire
Le fils au rŽveil ramasse son baluchon
Et va, va
Vers la Foret PŽtrifiŽe

 

 

Quatrime rŽduit
Macintosh HD:Users:alaingiry:Desktop:Divers - in process:monsiteweb:images:serpent13wb.jpg 
SombrŽ l'hiver 
glace,  
mme le miroir rŽcalcitrant ...
Glace le sŽjour des morts-vivants
la ville insipide
Il perle le vitrage incandescent des non-nŽs
Noir sur noir
vif-argent j'Žcris ton nom
Ton nom ! Ha ! Ton nom !
MERCILESS LOVE ...
J'enfonce mes ongles - doigts gourds -
dans ton cou assurŽ.
Je mords et le Sens gicle sur
la P ( L ) AGE ...
SPLASH !
Je m'abreuve, ghoule sainte, au galbe veloutŽ
de tes seins
O blancheur intruse de ton or
de tes reins !
de tes fleuves multiples ...
O Patrie Invisible CRYSTAL !
Je me repais de tes HEIL,de ta HEILUNG
de tes fesses, de ton HEALING
Je te pŽntre, putain !
EN GARDE !
Mon rire satyrique, gribouille ta gueule
dŽfoncŽe, ta gueule cassŽe
O DOULCE FRANCE
Mon Alsace, ma Creuse
Ma Montagne trop lointaine
Images fossoyeurs, longue tombe !
Mon Egypte ...
je te reste, te survis
Par-delˆ la stupeur de vos exodes ...
KOMM,KOMM ZURUCK MEIN GOTLEIN,MEIN THOTH
ICH SCHREI B/T E SCHNELL !



 

Cinquime rŽduit 
Macintosh HD:Users:alaingiry:Desktop:Divers - in process:monsiteweb:images:serpent13bwb.jpg

D'encre brune transpara”t
ce soleil automnal - sommeil.
cet automne blessŽ.
Dans son songe GLAUQUE
hantŽ de pluie, de givre, de grle,
de tonnerre et de plaies infinies
Il contemple, figŽ, le reflet mordorŽ
des retombŽes de feuilles lasses.
L'Žtang tarit ... d'annŽe en annŽe
Il s'offre flaque d'eau
aux crapauds affolŽs
aux oiseaux perdus.
Le reptile s'enroule ˆ l'arbre sec
hypnotise le pŽcheur .
Lˆ tout prs d'un rivage blmissant
le vieux bunker invente la guerre mondiale
Viens, allons y habiter
soyons prts ˆ l'Attaque
CORROSIF !

 

 

Sixime rŽduit 
Macintosh HD:Users:alaingiry:Desktop:Divers - in process:monsiteweb:images:serpent13cwb.jpg

SmoKING frappŽ d'usure
col noir r‰pŽ
les cendres d'une cigarette ronge le plancher
marque rouge de tes lvres
ton lipstick et le givre
Tu bois ce verre de sang
Notre sang mlŽ aux jours graves
Je bois ce liquide bleutŽ
riant de cette anomalie
rŽgale !
Nous savourons la clepsydre incendiŽe
notre histoire ŽthernisŽe
NOUS SOMMES ENFIN DES ETRANGERS
Magnifiques !
Le PAIN, le SANG ...
sur la table souillŽe, ce graal d'or
parle d'une agonie honteuse
d'une mort poreuse
d'une mort aliŽnŽe
Mais une Žcuelle de terre cuite
chante notre mort, amore mio ...
Les pauvres humains
ne loueront plus longtemps leurs
marges progressŽes

 

NOUS SOMMES 
LE DECLIN,
LE DECLIN
 QUI ASPIRE ...
ET BOIT 
A VOTRE 
SANTE !

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1.
( Žcrit en nuit blanche - ton mineur - coulŽ dans l'ivresse des Gin-Gets.
Le Palace, un dimanche )

K-HORS musclŽs, cirŽs, vitrifiŽs
surannŽs aprs annŽes
Corps exemples, corps exsangues
Corps
Rien ˆ signaler
Silence repŽrŽ
Dans la rŽpŽtition infinie des poses du dŽsir

T-shirt fichŽ dans la poche abyssale
des jeans LUBRIfiŽs, noirs
MILLE OMBRES
RIEN
le mot clef, le mot fŽe : rien
qu'un mme dŽsIRRE
d'un cercle parfait

Des bretelles tombent
Le long d'un corps, d'un torse nu frle
vers un plancher maculŽ de sueur froide
vers la lenteur Žtanche, ŽmasculŽe
d'un soupir
d'un mme dŽsir

Bandanas dŽnouŽs roulant l'air polluŽ
Noirceur Žpaissie de cigarettes
de goudron
odeurs lourdes et absurdes ... sourde
RŽpŽtition indŽfinie
Inlassable tissage d'absences et de fureurs
Inlassable moment d'aigreur
pour un jet lumineux
un instant fiŽvreux
la dŽsertion cruelle de
TOUT AMOUR
DŽfaillance d'ailes ŽparpillŽes
DŽfaillance ... en corps de TOUT AMOUR

Que des soupires, un feu de paille

Rien ... le mot fŽe ,le mot clef
pour soulever
des espoirs d'au-delˆ
le gožt de la mort ...
...............

Corps musclŽs
T-shirt dŽchirŽ
Jeans rapiŽcŽs
Bandanas dŽnouŽs
Tristes enfants du milk-bar
Vestes amples, glissades serpentines
entre coke crack et poppers trame terrible
sans ponctuation
joyaux de frustration
Tout ˆ dire, toujours ce mme
dŽsir
reprisant son galbe cunŽiforme

Tiens, un sperme perdu gicle
Leste des anges au ciel trop ardent
dardant d'ennuyeuses blancheurs
Nuit argentŽ, ourlŽe
de squelettes aux mŽmoires affranchies ...
de sŽpultures violŽes par amour d'une LŽmure
contre ce mme dŽsir,
ce mme oubli - la vie ?

Mais - il parait - que vous dansez ... ?

 

 

2.
Aujourd'hui, l 'Žclat d'un corps :
Demeure invisible
Au miroir aveugles ses proportions s'accoutument,
L'argent, le nitrate s'en vont en lambeaux, pelant
Une image s'effrite aux heures longŽes de sollicitude
Mžrit-elle la Lumire ˆ venir ?
Souligne-t-elle d'un trait le pourrissement
garanti
inŽvitable de la Race ?
Quel pessimisme feint ! 
Quel optimisme vain ! 
Que de RIEN ( le mot fŽe, le mot clef - le songe ) 
Que reste-t-il du Probable ? 
L'orgasme est solitaire
dans la ville
gonflŽe d'erreurs 
La fort est lointaine - lieu inou• des retrouvailles
de la SAINTE CHASSE 
Sur du papier la beautŽ affligeante des hommes
narguent.
Dans de criminels
musŽes les statues - de marbre - pleurent
l'immortalitŽ perdue
L'Žrosion corrode la pierre
Le diamant bržle intŽrieurement 
Cri arrachŽ aux silences :
MnŽmosyne est morte !

Et les livres blmes rivent le hŽros
Et la chair ˆ dŽcouvrir maudit toujours le dieu

Sur un guŽridon, le marbre funŽraire supporte ...
tranquillement le jeu du monde
La mme carte L'HERMITE revient
- refusŽe !

Non ! Non ! Cela n'est pas mon destin !

Mais l'erreur persiste
Toujours le mme dŽsir ....
dŽsir d'un autre.

 

 

3.
DANS LA GLACE suspendue aux murs jaunis
la stricte VŽritŽ :
muscles et tension virile
fermetŽ d'un corps-songe

Que le miroir annule ...
Quand un liquide sŽlŽnien
sur cette main trace - curieux entrelacs -
le nombre silencieux : ce 9
Il est midi dans la garrigue
o s'ignore ton absence

Terrible concept de la beautŽ,
™ Apollon-couteau ! Apollon de foire
seul survivant des dieux-m‰les !
Toute une ŽternitŽ perdue pour ton
corps de lointain, ton corps chagrin !
Seras-tu encore longtemps mon tarnhelm,
mon invisibilitŽ ?

Mais je t'implore encore, image infidle !
Quand palpite la racine de jade
Que tressaille la courbure vertŽbrale
Que mon torse se bombe, respire
Que le divin s'incarne en-dea de toute absence ...
de toute prŽsence ...

Je hais l'idŽe cruelle, le louche ennui
r™deur du temps.
Attente ?
Qu'attendrai-je donc
Lorsque la fort me tend ses bras d'Homme sauvage ?

 

 

4.
LA GROTTE MEURTRIE
par les flots, rit !
Le hibou de la dernire sagesse calcule
La sagesse pleure les saisons anŽanties
Elle se blottit, soupire.
Alors, reviens vers la Montagne
Reviens des confins de ta nuit, HŽros !
Quitte un trop de raison, un trop peu de colre
Quitte l'urne de ton ressentiment
cendre chŽrie

Mais qui suis-je qui ose parler ?
L'EVAnoui, la chair qui me dŽvore ,secrtement
Le Moi qui grince et cri - l'indomptŽ
Il souhaite le TRANSpercement de tes flches
Archer Divin, Fille de la clairire lunaire
Double et sereine figure, les InnŽs de LŽto
Les AbanDONNES de DŽlos
Serai-je l'Archer pour jOUIR de toute Žclaboussures
d'tre ?
Que mon sang soit le sang versŽ par ton Amour
Supp™t des dieux !
Pour na”tre scindŽ encore
Pour ... une implosion permanente
Et boire l'un ˆ l'autre
la Fontaine TrŽvissaine
Et voir la vierge mŽdusŽe
pŽtrifiŽe de remords
se couvrir d'un lierre vespŽral
POUR QUE VIVE L' ORGASMIQUE fleur
de notre alchymie corporelle

POUR QUE VIVE l'ardente vouivre
aux pieds de nos tombeaux

 

 

5.
COEUR D'ALB‰tre aux pluies insensibles
Ta nuit n'est point venue
Le dŽsespoir est vain
au Lion Solitaire
InsultŽ, l'tre chavire et ravive la CHAIR
SPLENDEUR
Rose, comme une vierge stupŽfte
comme l'odeur irisŽe d'un pavot.

Mme une voix prisonnire de l'idŽe
calcine...
Quand l'oiseau chante : charivari !
Quand la pleureuse du couchant ...
Quand le Levant irrespectŽ ...

Non, Non, ne l'Žcoutes point, ce perfide
L'heure de la crucifixion n'a sonnŽ
qu'une fois
pour trois larrons
Ne confonds pas ! Ne t'y confies pas
Malheureux cristal

Ouvre ˆ l'Intrus ton cÏur d'alb‰tre
RŽchauffe toi, bel idol‰tre
ˆ la Statue Vivante d'un mme dŽsir

Mais son cercle demeurera nŽcessairement
Vicieux ...pauvre Pygmalion !
Et rien, la fŽe,
la clef
ne te sera point donnŽe

Diras-tu ; qu'imPORTE !

 

 

6.
Implacable duretŽ des corps
BeautŽ impeccable
puretŽ sŽvre !
L'hoplite las, assis sur la ruine sanglante
contemple, au loin, la " NO-frage "
Le subterfuge de la grande nef
le passŽ exsangue du FOU...

Mais au-delˆ de l'Euphrate
entre nos mains adolescentes
l'ORIENT Paresseux, sucrŽ
achve son nirvanennui
Nul n'Žgalera jamais
La Solaire Hellade
Les fils de Zeus foudroyant
L'Eclosion dissimulŽe.

Mais vint l'ombre des bois morts
Le Golgotha et Hiroshima
Puis vint l'invincible p‰leur
des chemins de halage dŽsertŽs
des moulins privŽs de vent
du vinaigre et des Žpines d'airain
Nul ne vit sa rŽsurrection

MalgrŽ le Soleil, Apollon
qui lui souriait encore ....
MalgrŽ l'ancrage de nos corps

 

 

7.
De NOIR SANGLAND drapŽ
Le fier Minotaure s'avance
vers l'horizon blmissant
enflamme
l'INITIAL Labyrinthe
De sa force ŽtoilŽe
par sa puissance musculaire
Il chante l'Erection du Soleil
Du Soleil au sŽjour fertile
des hŽros..

L'ab”me ......

Tout mon tre inassouvi
se jette en ses bras dignes
pour engendrer l'Esprit :

PHYSIS
La toute-perdue, la toute desenchantŽe
Qui peut craindre une DŽesse
Lorsque le monde dŽfait, menace
d'Žboulement
les Žlus ... mmes !

 

 

8.
AUX JEUX de ses serpents
l'ŽternitŽ se p(r)end
Une tombe ,vide de mort, bŽante
s'ouvre ˆ la peur lente ...
d' hommes confisquŽs
L'immensitŽ du marbre abandonne la Verte CoulOEUVRE
Le monde dŽploie ses ailes noires
L'Adolescent livide abandonne enfin
l'histoire.
MŽdusŽs, rires et saccades s'effritent
contre le roc-bravoure
Croassant la corneille lutte
contre l'endurcissement
d'un bleu crystal
que le hŽros convoite
La nuit est dŽfigurŽe
Un train passe, dŽraille.
Un nÏud de wagons se love dans une herbe tendre
EnsanglantŽ le gravier chante ;

"Bury me deep
deep inside of me ..."

Une clepsydre qu' Žtreint le feu du sable,
se brise sur la mousse rouillŽe.
La vermine s'affaire et grouille.
Les lauriers se fanent..

DaphnŽ, vierge dŽsolŽe, que l'asphalte recouvre
Žcoute dans le vent
d'impossibles prophŽties.

L'ArtŽmis aux traits splendides
demeure sur son tr™ne de bois de cerf

La chasse est dŽclarŽ ˆ l'homme

Car souvent le mal gagne
Pour qu'un Rien resplendisse - peut-tre !

 

 

9.
DoucEUR mortelle d'un soi/r
Au visage fixe de l'aSPIRANT ;
Eclatements de granite
de schiste
Plis multiples d'un manteau croisŽ
de rouge
- et le Dragon domptŽ, adornŽ d'acanthe -
TŽmoignent de
La femme aux yeux ombrŽs de kh™l
aux yeux Žcarlates
La femme aux cheveux d'Žbne liquide
au visage bleu
aux ongles d'or

TŽmoignent d'
Eclats d'amantes pŽtrifiŽes - AmŽthystes !
d'amants emprisonnŽs - Saphirs !

A la lueur blafarde d'une ville subtilisŽe
Quelqu'un demande ton nom.

Du fond de l'Idole, il prie
Temps serein !

Dans la pŽnombre du Portique
Dans la Fort sacrŽe
Le Gibier est aux aboies
Malheur ! Malheur ˆ l'homme p‰le
Malheur ˆ l'homme du commun 

PAN DE RETOUR
N'IN-SUFFLE QU'AUX INSPIRES !

LA CITE MEURT ! LA CITE MEURT !
VIVA !

 

 

10.
ARBRES OPALESCENTS de givre
Brumes en nappes lovŽes autour des troncs
hargneux.
LA LOUVE n'allaite plus ses hŽros
Son oeil rouge
condamne l'homme
Et hurle.
Hurle entre les sŽpultures virginales
de jadis et d'aujourd'hui ...
Hurle quand la mansarde de la Vieille-des-Bois
s'Žvanouit dans la mŽmoire des morts-nŽs...
Les runes - aux ignorants, jeu de sociŽtŽ -
prŽdisent un avenir maudit.
LES DIEUX EFFRAYES
S'ENFONCENT
AUX PLUS PROFONDS D'EUX-MEMES
Au cÏur triste des initiŽs invisibles
Le Sage s'en va,
tressant ses Dits
aux fils de la vierge
aux heurts des pensŽes ignorŽes 
Lors ... Harriman dresse ses murs d'Airain 
Une voix d'Enfant ( apprŽhensive ) murmure :
 QUE FAIRE - ™ B‰tisseurs - QUE FAIRE ?

 

 

11. 

1.
L'INcertain des heurs
l'ajour des nuits blanches !
Oreilles aux oeillres !
yeux mutiques !
TOUT cŽlbre l'Žcroulement de cuir & de chrome

SOUDAINE odeur de chair lacŽrŽe
saint Ignace, te souviens-tu
du crime de ton fouet ?

La chambre noire
L'abri invente ses sous-vivants
Des mains crispŽes, des jambes torves
rŽcitent l'erreur cartŽsienne
le calcul infini des morts raisonnables.
Le Prtre de Quetzalcoatl
exalte SANG & OR
Rejoignons-le
par le sourire DES ANGES ! 

 

2.
Tache sur l'ocŽan vide, le soleil
perce le jour inachevŽ
Les Vivants sont rares
Les survivants pullulent
La Demeure de l'Amour
s'enclot dans nos cÏurs sacrifiŽs

Une voix tŽlŽvisionneuse :

" GET YOUR RUBBERS "

Mon corps m‰le-heureux crie :
36-15 - la ferme !

 

3.
La rubrique des amants ...
Le cÏur entamŽ ....
regarde jaillir
les spectres insatisfaits
Guerrire, la Terre rŽclame son HŽritage
Des quatre horizons
La Lumire se libre
L'Onde rŽconciliŽe
livre ses secrets ELECTtriques. 

La Lionne sauvage rugit

DANS L'ANTRE DU RESPECT

Enlumine le Livre d'Heurts

 

4.
Radiante, acide, la pluie sillonne, sche
la douceur chiffrŽe de la Nuit.
Etouffera-t-elle l'Etoile en germe ?

Certes, l'Homme n'est pas encore nŽ
Il guerroie dans son ciel moral
il festoie dans son ciel fanŽ
Il mŽprise l'Humus, son origine ! 

ALORS tant que le chant de ta Renaissance
ne retentira
tant que l'ARBRE ne reVERDIRA
Nous cracherons sur ta croix
Rirons de tes Žglises de pierre
de ton rite formel.

Qui Vit sait bien que NATURE est l'ultime Voie
Comment serais-Tu Lumire
Si Elle Žtait TŽnbres ?

 

 

12. 
Le profile d'orFŽe - ce Rien -
" a shining rose "
s'effiloche ˆ l'angle bornŽ
d'une pyramide-blasphme.
Mort, il s'Žprend d'une lyre
et possde la gorge
d'un barde errant
pour vanter les mŽrites du sommeil

Eurydice libre un cerbre d'onyx
de ses aboiements-dagues
Le gui nouveau pŽtille
au fond d'un Graal de terre
je te l'offre lecteur dissipŽ !

LE COBRA OEUVRE

gobe les minutes dorŽes
Ma”trise du Dire
Profond Exil
de l'atonnenent vŽridique
MEME dŽsert ! 

RYTHME fŽerique DES RIENS  
la clef
de tout poAIME.

 

Du Point de la Douleur ... IMPECCABLE

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Sur un tr™ne ravagŽ d'orgues basaltiques
qu'aime FURIEUSEMENT l'OcŽan
Le HŽros d'un temps retrouvŽ regarde les humains
de Riens affairŽs.

O comme il haissait, du haut du CORPS, le vacarme
nŽbuleux des foules
le carnage, l'endurcissement des coeurs
le massacre de la Fort.

O comme il attendait le dieu
qui ne reviendrait plus ...

Tout est INerte - par force - et pullule.
INiques, le heurt des bonnes et m‰les-heures
Car ils comptent abruptement la DŽtresse
VŽnrent l'erreur en masse
Suspendant leurs lambeaux
draPEAUx aux fentres de l'INcurie :
NATION-BABEL ... !

Puis il se penche vers son propre Ab”me,
s'INterroge
Sur .... la Douceur ensevelie des ors,
des paravents fleuris, du coup d'Žventail p‰le de
Murasaki - trait de pinceau, pur siLANCE.
Sur le sŽjour des Arbres sacrŽs, la rivire,
les fleurs sauvages de l'avenir

Dois-je vivre, dŽesse surannŽe, demande-t-il aux pages du dŽlit, aux promenades versaillaises dans les pas de sa ClŽlie, sa Sapho, son Anctre imaginaire ? 

Dois-je vivre aux rythmes du Dict des nymphes du Forez dormant ? 
Dois-je vivre parmi les souffres infernaux, 
les haleines diablesses des usines ?

Dois-je vivre quand le commun jubile de la discorde, siffle et applaudit l'infamie ? 
Et il rŽpond, ˆ l'Ami de fortune, ˆ l'Ecrivain : 
OUI.
JE PERSISTE PAR AMOUR DES SIMPLES

SOLEIL ET VIN !

PrŽalablement ˆ la nuit, les brumes attisŽes du couchant
effraient ...
Indiscrte, la torpeur des nuŽes dit l'Improbable DELICATEMENT.

TOUT, TOUT EST VIDE de sens.
TOUT EST silence

Horreur brute, cris, vagissements, poudroiements des tombeaux
horloges bŽantes, ouvertures d'absurdes immensitŽs de cieux et de dŽserts, caillasses roulantes, cascades de couteaux, crimes, catalepsie
des mots ....

NOUS SOMMES SEULS !
Aucune espŽrance ne jaillira plus de l'azur fracassŽ.
Ni anges, ni dŽmons
Qu'un sicle dŽpossŽdŽ !
( Et nous pesons nos maux .... )

Tu demandes - " o suis-je ?"
Mais le papier reste de glace
Et d'un mouvement bref j'indique
pas autre chose que cette page ...
Tu te mets ˆ pleurer
Le "que" est indŽfectible, comme
tout "blanc".
Nous manquons ˆ tout.
Qu'y puis-je ?

AU MOINS ... un passage ombrŽ
Les arbres plient.
Je ploie et ma marche s'alourdit avec les grincements
du temps.
les battements de la porte-jadis.

Jadis ... le mot atroce veinure...
L'Adolescent dŽjˆ vŽcut avec jadis
penchŽ sur ton sŽpulcre
La grve o s'Žchut OphŽlie,
sans reproche, parfaite...
quand le Livre lui tomba des mains
ce matin lˆ .
/ /
Tu demandes " pleures-tu ?"
" A peine" rŽpond, inconscient, l'interstice.
A quoi bon se pLEURER.
Le dŽsert seul, offrira ˆ mes dernires annŽes
LA COUPE de l'oubli, le regret infini !
Puis .... Implosion suspendue ˆ l'arbre verdoyant
ce sera ma mort.
L'unique Rien que le sicle ne peut nous prendre / OU /

Vtu d'un mince voile ayant bu la cigu‘ offerte des mains maudites de la citŽ je m'ab”merai dans les flots ....
d'onde ceint
la lumire au front ....

Mais qu'en puis-je savoir ?

LE DOUTE engendre la fivre,
l'hŽsitation des paupires.
Le doute sur-git, monstre infernal, glaciation soudaine.
Le doute EST lˆ, ricane toujours jeune.

Je suis une statue de marbre au bord de la mer....
je veille sur le souvenir
de multiples jadis ˆ venir.
Un geste pŽtrifiŽ montre le Soleil.
La VŽritŽ p‰lit au milieu des dŽcombres
L'amour ˆ terre, en mille morceaux
nargue l'absence
Impuissant je ramasse un carquois, des flches É

Sur le buffet rongŽ aux " vers "
des Žclats de porcelaine, un limoge bleu‰tre
Je rve de la belle Tombelaine ...
Le lustre de cristal pend au plafond fissurŽ
UNE ARAIGNEE !
Des bijoux pleurent dans des mains vieilles d'Žcritures
la morsure des lettres en souffrance.
Fermant les yeux, je marche, hantŽ, le long de la rive interminable d'un fleuve mort....le Gange - sans doute.

Une na•ade gŽmit :
" O est ma Seyne, mon fleuve fier, ses eaux transparentes....et les belles nageuses... et mon roi tant aimŽ... et les tendres endormis, les m‰les ombrageux, les saules ployant... o sont-ils ? "

Une na•ade s'ennuie ˆ mourir
Autour d'elle la rosŽe abrite les larmes
l'horizon de bŽton est impassible
d'un crime immense, irrŽversible.

Car nul s'inquite
que le Nul qui nie la soie des apparences
toute souvenance !

QUI, sur le bžcher assorti de roses, volontaire
sans tre martyr,.... ?

QUI, victime propice du Soleil
triomphera des TŽnbres sans Leon ?

QUI fera briller le sort
du monde sans faire valser les Ma”trises Chanteresses ?

QUI, lorsque les dieux - citations tombŽes d'un livre alourdis,
exhalaisons vermoulues ... -
QUI SAUVERA LE MONDE ?

Christ, clouŽ en croix pour toujours demeure
lamentable effigie sur l'autel de Haine,
Son prtre, une poupŽe aux noirs desseins ...
rŽclame les candides catastrophes du dŽsir.

Dionysos Žpaissi par ses ripailles rŽclame le Chaos.

Mais toi Cyble dors-tu bercŽe par l'ar™me des pindes
aux rythmes du deuil d'Atys, notre Printemps ?
QUI, donc alors
Au chef du ravage, qui ?
N'avoide pas le Void - ami !
Laisse moi Žcrire et rappeler le Rune mystŽrieux,
l'Žtrange fŽminin ; une Rien.
Pour enseignement
Pour SEING.

Revis ANIMAL !
Toi dont les couches sentaient bon le fumier
Toi innocence avide de vie
Toi qui dŽsire l'Instant mme de notre Naissance Chasseresse

Depuis l'Heure o les Astres nous aimrent
Dit : Žlves toi !
Puis vinrent les sybarites, de nouvelles bacchantes.

Sur les rives de Tendre,
L'Enchenteresse invite, danse.
Voici les arceaux de feuillages les guirlandes de roses
les pluie de lys sur une eau bleue fŽconde.
Voici les feux d'artifices et mille ondes colorŽes, sonores
des danseurs musclŽs,
des athltes amants
des danseuses lŽgres, de belles saphistes ....
Voici donc revenu le temps des barcarolles / /

MAIS /
Dehors rgne DŽmos, il aiguise l'arme tranchante
s'entra”ne ˆ la guerre .
Dehors s'engendre la faussetŽ qui blessent.
Dehors se creusent nos cercueils, se tressent nos
linSEULs....
Qu'importe, toutes ces ombres, enguirlandŽes
de roses
de pivoines
d'orchidŽes
dansons
RŽpandons sur nos cheveux la poudre d'or
les rayons du soleil
Que SŽlŽnŽ sur HŽcate triomphe, nous livre ses argents
Qu'elle verse sur nos nuits un Soma bienfaisant !
O mon amour, viens, viens !

 

Car du point de la Douleur 
IMPECCABLE
au-dessus de l'Ab”me - fragile -
na”t parfois un brin ... 
de rien  

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Paris / Senlis / New York  1984-1989

 

  S.G.D.G