Crise critique & critique de la crise

KRISIS

 

Mai 68 - un Non-Ev�nement ?

Nos Printemps (texte ou script de la vidŽo)

 

 
 
"C'est que la fi�vre de la consommation est une fi�vre d' OBƒISSANCE A UN ORDRE NON ƒNONCƒ..."  "É et que,  dans une pŽriode de l'histoire o� LE LANGAGE VERBAL EST COMPLéTEMENT CONVENTIONNEL ET VIDE (TECHNICISƒ), le langage du COMPORTEMENT (PHYSIQUE ET MIMIQUE) a une importance dŽcisive." (  ) "É Jamais aucun homme n'a dž �tre aussi normal et conformiste que le consommateur;  QUANT A L'HƒDONISME, IL CACHE ƒVIDEMMENT UNE DƒCISION DE TOUT PRƒORDONNER AVEC UNE CRUAUTƒ QUE L'HISTOIRE N'A JAMAIS CONNUE." Citations tirŽes des ƒcrits Corsaire de Pasolini 

Ç Si le pŽdagogisme, dont ne souffrent pas seulement les enfants, ne brandissait pas comme une menace dÕapocalypse les nouveautŽs de lÕindustrie, si les po�tes dŽgorgeaient moins, pour le compte du Lieu culturel idyllique, sÕils osaient davantage se soulever contre lÕemphase rationaliste, alors le manque de folie des savoirs gestionnaires deviendrait accablant et la prŽtention de balayer les derniers mensonges qui nous restent serait insupportable. LÕaffrontement guerrier des mŽthodes de rendement est obscurci par les propagandes scientistes pr™nant la parole et le bonheur psychologique ;nous nÕapercevons pas, sous une esp�ce de professionnalisation de la poŽsie, un nouveau style dÕimposture : on nous dŽtruit la dŽraison, celle qui fait vivre, on nous refuse le bluff. Contre lÕentreprise universelle de la bienfaisance, qui nÕhŽsite pas ˆ transformer les th�mes de la douleur sto•cienne en pharmacopŽe, ˆ fabriquer un SŽn�que pour managers, il est devenu nŽcessaire dÕuser de brutalitŽs ; po�tes, ayez le courage de l‰chetŽ, Žtudiez lÕindustrie ; È Pierre Legendre, Paroles poŽtiques ŽchappŽes du texte, Žditions du Seuil, 1982, p. 37 

 
 


HIROSHIMA PARTOUT
( VidŽo ˆ rŽcupŽrer)

Depuis FUKUSHIMA... lecture de "Notre Ami l'Atome" un ouvrage de propagande amŽricaine ŽditŽ
dans les annŽes 50 par Walt Disney pour l'Ždification des enfants .. de la patrie ?
Texte - po�me de la vidŽo perdue
Mai 2015

En attendant de la rŽcupŽrer : ECOUTEZ - VOIR

Script de Ecoutez - Voir

 
 

Adresse ˆ LE CORP - Groupe de RŽflexion sur la BIO-ETHIQUE (1).
Un collectif de rŽflexion sur la bioŽthique et plus particuli�rement sur les PMA et GPA (2)

ÇÊPour parler dÕautrui, de lÕautre, aller du c™tŽ de ÇÊlÕopacitŽ de la prŽsence de lÕautreÊÈ. LÕopacitŽ, actuellement, cÕest la ÇÊtransparenceÊÈ, avec cette loi du 4 mars 2002. Or la transparence, cÕest les camps.ÊÈ J. Oury, Entretiens p.155

Il sÕagit de ÇÊdŽjouer notre tentation de rŽduire lÕordre gŽnŽalogique au rŽglage dÕune reproduction purement biologique ou sociobiologiqueÊÈ Pierre Legendre Le�on IV suite 2.

Pour prŽvenir et lutter contre toutes les abominations rŽcemment promues par le gouvernement mais prŽparŽes de longue date par un mouvement gauchisant, en vague dŽferlante depuis la fin des annŽes 60 il nÕest plus possible de compter sur nos Droits Civil et PŽnal pour nous aider ˆ faire reculer la menace, puisquÕils furent entrainŽs dans la tourmente du 20i�me si�cle, si�cle des ÇÊutopies sanglantesÊÈ, si�cle de la ÇÊMort de DieuÊÈ annoncŽe Ê: LŽnine/Staline (avec Pavlov), Hitler (avec Mengele), Mao (et sa monstrueuse ÇÊrŽŽducation culturelleÊÈ), les trotskystes divers et enfin la dictature souriante, lÕamŽricaine (avec Taylor et encore Pavlov via Skinner)É r�gne absolu du scientisme, entrainant le brigandage de nos codes avec pour Žtablir un semblant de ÇÊcohŽrenceÊÈÊ; lÕhistoricisme, les dites sciences humaines, effroyable thŽologie profanŽe, hŽritŽe des Lumi�res.

Alors en lÕabsence du Tiers Garant une question doit donc �tre posŽe avant tout exposŽ sur ce qui nous appelle ˆ nous engager pour la VŽritŽ, en VeilleursÊ:

Fragment 1 :

La grande questionÊ: Comment dŽfendre une vŽritŽ (symbolique (logique) ou ÇÊnaturelleÊÈ) quelque quÕelle soit, lorsque nous n'avons pour adversaires que des libertŽs en kit, qui se regroupent en prŽtendant nŽanmoins, dŽfendre La LibertŽ (vers la guillotine Žgalitaire) ? Ces ÇÊlibertŽsÊÈ sont prŽsomptueuses ne visant quÕˆ ÇÊse libŽrer de...ÊÈ. Du joug de quiÊ? De quoi ?Ê

PosŽe autrementÊ: Comment s'assurer d'une vŽritŽ puisquÕil n'y a plus que des vŽritŽs passag�res et que celles qui crient le plus fort, ne crient pas dans le dŽsert mais dans l'espace comblŽ du politiquement correct qui tient dŽsormais plus de la moitiŽ de la carte dÕun territoire fictif (virtuel) avec ces ÇÊlois pour l'ŽgalitŽÊÈ vŽritable lit de Procuste

Alors tout commencera par les ÇÊLumi�resÊÈ É un monde acŽphale et ithyphallique (3)

En ent�te on mettra le Capital, et pour pallier ˆ la carence ÇÊspirituelleÊÈ que cela entraine, on invente des rituels dŽrisoires, un catŽchisme positiviste (sans autre architecte que lÕhomme, que lÕabstractionÊ: lÕHumanitŽÊ!) On se devait d�s lors dÕ�tre radicalÊ: ÇÊætre radical, cÕest prendre ce dont il sÕagit par la racine. Mais la racine (Žcrit Marx) pour lÕhomme cÕest lÕhommeÊÈ. Une phrase ÇÊnon point politique comme le faisait remarquer M.H dans son SŽminaire de Zahringen mais bien une phrase mŽtaphysique qui sÕŽclaire dans lÕhorizon du retournement par Feuerbach de la mŽtaphysique de HegelÊÈ, aux consŽquences effectivement radicalesÊ: position extr�me du nihilismeÊ; lÕhomme autoproduit.

Sommes-nous dŽjˆ dans le dŽlire ÇÊtranshumanisteÊÈÊ? En quelque sorte, oui, le prŽfixe ÇÊtransÊÈ, a presque le m�me sens que le Grec ÇÊmŽtaÊÈ. Le transhumanisme est prŽparŽ par les contorsions du constructivisme qui est un renversement de lÕhumanisme Ð un antihumanisme Ð qui veut que lÕhumain se dŽpasse lui-m�me, se transcende en (se) produisant (lui-m�me) allant jusquÕˆ le sÕinterprŽter ˆ partir de soi-m�me, ˆ partir de ses productions, devant lesquelles il se sent dŽsormais, comme le fit remarquer Gunther Anders, non pas simplement dŽpendant de ses machines, mais honteux devant ellesÊ!

Ses productions alors en quelque sorte ÇÊdivinisŽesÊÈ peuvent-elles le remplacerÊ?
Non, elles doivent sÕintŽgrer ˆ lui et le transformer pour le faire dispara”treÊ!

Avant dÕarriver ˆ cette efficacitŽ ÇÊtransÊÈ il fallait que la ÇÊproductionÊÈ soit mise en avant, que cette production sansÊt�te mais ent�tŽe se donne un but autodŽterminŽÉ ce (triste substitut de) Dieu se nommerait ÇÊLe Progr�sÊÈ (plus ou moins calquŽ sur un mod�le messianique) Žtrange concept qui ne pouvait ÇÊfonctionnerÊÈ que si les hommes (lÕabstraite humanitŽ) y trouvaient satisfaction de leurs besoins mŽtaphysiques comme les appelait Schopenhauer, ou dans lÕoptique de Pierre LegendreÊ: de rŽaliser de satisfaisantes mises en sc�ne de la RaisonÉ

Il fallut alors pour rendre habitable cette terre, trouver les maux, pour instaurer, un jour, apr�s la dictature du prolŽtariat, les bonheurs de lendemains chantant le Progr�s perpŽtuel ; PromŽthŽe dŽchainŽ ! Puis ce prolŽtariat, dŽliquescente image invertie du Peuple Elu, on s'intŽressa aux minoritŽs, puis aux minoritŽs de minoritŽs pour crŽer des mouvements de libŽration tout azimut.ÊDiviser pour rŽgnerÊ? Ou perfectible 1-des-SensÊ?

Pour constituer ces minoritŽs le mod�le marxiste Žtait tout pr�t, il suffisait soit de dŽsigner un oppresseur soit dÕen inventer un, cÕest ce que nous voyons aujourdÕhui progresser avec le sinistre jeu des ÇÊphobiesÊÈ et des ÇÊantiÊÈÉ le cort�ge des ÇÊanti-chŽsÊÈ

La premi�re des minoritŽs qui n'en Žtait pas une mais qui pouvait se mettre (sÕimaginer) du c™tŽ des opprimŽs, ce fut ÇÊles femmesÊÈ. DÕun point de vue gestionnaire c'Žtait certainÊ; question de salaire, on inventerait la paritŽ (abstraite). Mais la femme se dŽfinissant comme doublement prolŽtaire ne tarda pas ˆ jouer avec le ÇÊbiologiqueÊÈ, elle Žtait opprimŽe par la nature (la nature dŽfinie par la biologie). De toute fa�on, ces femmes semblaient plut™t revendiquer l'ŽgalitŽ avec les hommes plut™t que la diffŽrence, d'ailleurs nÕest-ce pas du fŽminisme radical que sortiraient (toutes) les manipulations entre sexe et genreÊ?

Remarque sur Sexe, Genre, TranssexualitŽ et les fŽminismes (snobs ou radicaux).
Il est remarquable de voir les fŽministes se focaliser sur la GPA, voire (bien que jÕose exprimer des doutes) prendre des positions radicales contre cette GPA mais justifier sur certains points (nombreux) la PMA (et bien sur les FIV en soulignant chez les radicales que de toute fa�on la stŽrilitŽ est toujours masculine, par exemple) le clonage de cellules, et ne sÕintŽresser quÕen ÇÊŽcologistes bobosÊÈ aux questions du copyright des semences animales et vŽgŽtales etc. et ne pr�ter attention quÕˆ la pointe de lÕiceberg ÇÊgender theoryÊÈ sans avoir prŽalablement rejeter le ÇÊtranssexualismeÊÈ (dans le champ de la ÇÊpsychoseÊÈÊou plut™t, je prŽf�re cette dŽfinition ÇÊcanoniqueÊÈÊ: la ÇÊpossessionÊÈ par un dŽmon ÇÊfŽmininÊÈ dÕun corps dÕhomme Ð ou lÕinverse ) sinon, une fois encore en fŽministes reconnaissant (et ˆ juste titre) que le M to F ne sera en aucun cas une femme mais une caricature de femme. Elles sÕoffusqueront de ce que devenue cette pseudo-femme le M to F devienne lesbienne (faute dÕ�tre dŽsirŽ (aimŽÊ?) comme une femme par lÕhomme de leur ÇÊr�veÊÈ). Par contre, il est rare, tr�s rare dÕentendre un jugement quelconque au sujet des F to MÉ Ce qui est rŽvoltant dans tout �a cÕest pourtant, et plus essentiellement une question non de bioŽthique (trop bien desservit par un droit brigandŽ) mais la biopolitique aujourdÕhui ˆ lÕÏuvre telle quÕinaugurŽe dans les camps de toutes les dictatures (ouvri�resÊ?), le scientisme dominant, lÕapplication gŽnŽralisŽe de ce quÕon appellera (avec Giorgio Agamben entre autres) le Principe MengeleÊ!

 

 

Voir : Investir scientifiquement le Phantasme : pour quelle libertŽ ?

Fragment 1 BisÊ:
La sexuation c'Žtait une vilaine habitude de mecs (on ne parlait dŽjˆ plus dÕhommes, comme on ne reconnaissait plus de professeurs mais rien que ÇÊprofs, vieux potesÊÈ etc.) qui avec le linga (mot sanscrit signifiant ÇÊsigne distinctifÊÈ et non pas essentiellement le phallus) se distinguait... mais les femmes elles Žtaient, non un signe, mais du signifiant infini, ocŽanique.

Apr�s les femmes qui voulaient l'ŽgalitŽ il Žtait normal que des homos des deux sexes qui n'acceptaient la sexuation qu'en la refusant dans leur dŽsir etc. viennent se joindre aux rŽclamations puis se disjoignent. Car une femme qui dŽsire une femme exclut lÕhomme de son dŽsir, et lÕhomme qui dŽsire un autre homme exclut de m�me la femmeÊ; deux stŽrilitŽs, de fait, absolues se font face posant la radicalitŽ de la lutte des sexes (4) qui en tant que lutte nÕest pas la diffŽrence reconnue mais refusŽe. Alors dans tout �a il ne fallait pas voir Amour, ni m�me amitiŽ (la sororitŽ rŽpondant ˆ la fraternitŽ ne pouvait-elle �tre autrement que mortif�re comme cette derni�reÊ?), lÕindiffŽrenciŽ et non le prochain Žtait lÕobjet de cette convoitise : �a procŽdait par exclusion - inclusion.Ê

‚a commen�ait toujours par ÇÊle renoncement ˆ l'AmourÊÈ pour sÕaccorder les plaisirs ! HaÊ! Tous ces petits Alberich... qui allaient maudire l'anneau qu'ils sÕŽtaient forgŽ juste pour garder au moins les plaisirs et mettre l'amour ˆ jamais du c™tŽ de la rŽaction...Ê

Les mouvements de libŽrations sexuels Ð qui commenc�rent dans les annŽes 20 en Allemagne, sÕexacerb�rent dans les annŽes 50-60 aux USA - les FHAR, MLF© et autres de notre France dŽfigurŽe, �a ne parlait jamais d'amour, mais de le faire ou de libŽrer l'amour de tout Amour oppresseur, un commandement du Dieu chrŽtien, judŽo-chrŽtien, un vilain macho, il paraitÊ? Il fallait se libŽrer. LibŽration ˆ tout crin ! Pas de rŽdemption possible.Ê

Fragment 2Ê: De sa simple prŽsence le dŽsir d'un homme pour un homme, d'une femme pour une femme est ÇÊinsoutenableÊÈÊ: DÕabord parce que le dŽsir sexuel (qui met entre parenth�se le DŽsir qui est renoncement au plaisir brut) dÕun homme pour un homme est en m�me temps le non-dŽsir pour une femme, de m�me pour une femme qui dŽsire une femme, lÕhomme nÕest pas dŽsirable. Je mettrais entre parenth�ses et le flou dÕune bisexualitŽ (pr�te ˆ servir le dŽlire des ÇÊgenresÊÈÊ?) et les cas plus frŽquents cependant o� lÕindŽsirable est non seulement rejetŽ mais ha•tÉ

En effets voilˆ ce que ces rapports mettent en Žvidence, un duel que dŽjˆ la position affirmŽe du ÇÊdeuxi�me sexeÊÈ džt relancer pour finir, comme le reste dans une perspective purement gestionnaire, avec lÕ ÇimpŽratifÈ de paritŽ. Or ce Duel est ingŽrable bien quÕil institue, au radical, la diffŽrence. JÕavais compris tr�s vite quÕen fait, tous et toutes, dans ce grand bazar des ÇlibŽrationsÊÈ ne cherchaient quÕˆ ratifier dans le RŽel leurs fantasmes (leurs fantasmagories) rŽvolutionnairesÊ: une r�ve (rave) involution. Le mod�le Žtait anglo-saxon (avec retour en boomerangÊ: la French Theory). Le mod�le Žtait tout pr�t dans la casuistique, ses droits ŽclatŽs en marchŽs...
Marches pour les libertŽs ! Quelle farceÊ!Ê
Et oui, libertŽs plurielles, libertŽs de challengers.

LibertŽs de conditionnement, de packaging o� r�gne la tyrannie du ÇÊmanqueÊÈ (qui ne doit pas �tre rŽservŽe aux seuls toxicomanes mais vue comme le (premier) moteur de toute consommation).


Fragment 3Ê: Ainsi nos sociŽtŽs nÕauraient quÕun but, un but unique se reproduire pour produire indŽfiniment (de la consommation) - une question de stricte dŽmographie (de recensement coupable) plut™t que de filiation - de seulement encourager la seule procrŽation.

Fragment 3 Bis É alors on sÕattendrait ˆ ce que des sociŽtŽs qui rŽclament et soutiennent leur autoritŽ du nom de Dieu soient moins obsŽdŽes par la procrŽation prise comme but en soi : il n'en est rien, puisquÕelles sont au contraire ÇÊtravaillŽes ˆ corps perdu, par la ÇÊmort de DieuÊÈ, cette fiertŽ de nos Lumi�resÊ! Elles en actualisent au contraire la criminelle fictionÊ: le terrorisme, les fondamentalismes (que lÕon appelle ˆ tord intŽgristes mais qui sont tout sauf Int�gres) sont une affirmation de ce meurtre de Dieu, ils ne sont pas des Fous de Dieu mais lÕexpression en revers du mono-athŽisme dÕEtatÊ! Il nÕy a apr�s tout que du corps, la vie brute vaguement sanctifiŽe et finalement, et bienÉ

Reproduisons-nousÉ comme de ÇÊjoyeuxÊÈ animaux pour rienÊ!

Et continuons de maudire, de ne pr�ter dÕintŽr�ts que ÇÊculturelÊÈ ˆ lÕArtiste, au Po�te (les majuscules hŽlas nÕenl�veront pas la souillure quÕy impriment les commissaires dÕexpositions, les journaleux tŽlŽramesques et autres) aux grandes histoires dÕAmour qui sont crŽatrices, aux cŽlibataires au cÏur pur et moquons nous du cŽlibat des pr�tres en les accusant de pŽdophilie parce quÕils ne se marient pasÉ car sÕils se mariaient tralala long lÕair É Quelle sottiseÊ!

Et vas-y quÕon concocte des lois, si nous pouvons les considŽrer comme telles, puisque n'Žtant pas fondŽes dans les limites (finitude) de la Raison, quÕon concocte des lois qui autorisent le mariage pour personnes de m�me sexe sachant fort bien que mariage signifie famille et que famille ne va pas sans l'enfant dÕailleurs on nous parle dans la foulŽe, comble du monstrueux, de ÇÊdroitÊÈ ˆ l'enfant, alors que l'enfant introduit le Devoir (d'en rŽpondre).

Droit ˆ lÕenfant, consŽquence, ouvrir ˆ ces mariŽs (au neutre) de facto stŽriles des moyens d'en obtenir (il s'agit bien de possŽder, au double sens du mot, dŽmoniaque - d'Avoir et non d'Etre) par quelques moyens que ce soit : on annonce clairement la facilitation de l'adoption (dŽjˆ contestable) mais insidieusement, il sÕagit dÕimposer des moyens techniques (dont on ne reconna”tra m�me plus le caract�re mŽdical, artificiel donc) qui font de l'enfant un produit dont les ÇÊparentsÊÈ (mŽritent-ils m�me ce nom ? NON !), sont les acheteurs : que ce soit la ProcrŽation (mŽdicalement) AssistŽe, la Gestation pour Autrui, il y a un marchŽ, il y a la constitution d'une client�le. Le monstrueux est bien ˆ son comble avec le ÇÊpour autruiÊÈ o� va s'insinuer contre l'Žvidence d'un marchŽ, l'altruisme, le dŽsintŽressement. On se rend service... humanitaire.

Ha lÕhumanitaireÊ! Une escroquerie morale, comment peut-on croire quÕil sÕagit dÕune mise en acte des Droits de lÕHomme et dŽjˆ É lorsque lÕHomme nÕa pour fondement que lui-m�me en une abstraction, lÕHumanitŽ, peut-il y avoir un miracle, m�me du simple LienÊ? NonÊ! Sans Dieu, il nÕy a quÕun scandale !

Fragment 4 :
ÇÊJe lÕavais dit le soir du 11 mai 81. JÕaime mieux pas le dire tout hautÉ Le soir m�me tout le monde se rŽjouissaitÊ! JÕai ditÊ: on est foutusÊ! CÕest lÕascension de lÕEducation Nationale au pouvoir, mon dŽlire privilŽgiŽÉ LÕŽducation Nationale va supprimer la psychiatrie, va supprimer la mŽdecine. Ils ont supprimŽs les Žcoles dÕinfirmiers en 88-90ÊÈ

La question est bienÊ: Comment s'assurer d'une vŽritŽ (quelconque) puisquÕil n'y a plus que des vŽritŽs passag�res et que celles qui crient le plus fort, ne crient pas dans le dŽsert mais dans l'espace comblŽ du politiquement correct qui tient dŽsormais plus de la moitiŽ de la carte dÕun territoire fictif avec ces ÇÊlois pour l'ŽgalitŽÊÈ vŽritable lit de Procuste o� viendraient m�me sÕŽtendre, sans reconna”tre �tre des martyres, donc sans noblesse, ceux qui par ailleurs affirment la Loi dÕAmour etc.Ê

Les mouvements de libŽrations n'ont cessŽ de vouloir cette Žgalisation, ce nivellement, et ce depuis 68 et ses accomplissements dans les annŽes 70, annŽes dont je n'ai la nostalgie que d'en avoir pas assez soutenu ce qui ne les arrangeait pas du tout, ˆ savoirÊ: et Dieu, nom de Dieu ! De Dieu, quÕen faisiez-vous ? Ni Dieu, Ni MaitreÊ! Et sÕil vous plait, ne parlez pas hors Institutions Religieuses, pour nous faire accroire que vous aviez quelque idŽe de ÇÊdieuÊÈ derri�re la t�te, vous les acŽphales, qui ne pouviez que proposer ces gluantes spiritualitŽs Çʈ la sauce JungÊÈ par exempleÊ: du pipo (ou de la guimauve, en fait toujours et encore la mauvaise bi�re LEFÉ la•carde) de la procession fun�bre en continu. Ni Dieu, ni maitre et pas d'‰meÊ! Surtout pas d'‰me au corps (temple) quÕelle animeÊ; que faisiez-vous de lÕAme ? Ho, il n'y avait pas pire mot que le mot ‰me qui tr�s rarement ressurgissait, vague, sous le terme de ÇÊconscienceÊÈ... mais c'Žtait toujours pour affirmer un gožt d'orient, un gout de New Age, en fait - aucune spiritualitŽ authentique car on y cultivait le ÇÊsurtout ne lisez pas les textesÊÈ, ÇÊn'apprenez m�me pas les rudiments des langues dans lesquels ils sont ŽcritÊÈ, car tout est expŽrience, contentez-vous de lÕexpŽrience, de l'expŽrience du maitre. Ha, le maitre ŽrigŽ en principe mais toujours contre le dogme, le dogme de nos Žglises, et surtout l'Eglise. L'appel ˆ l'expŽrience rŽpondait ˆ l'expŽrimental, n'Žtait pas moins scientiforme, comme le remarquait dŽjˆ le gŽnial Berdiaef dans le ÇÊSens de la CrŽationÊÈ ! L'expŽrimental, le scientiforme, la religion de la science. La BeldamÕ sans merci, terrible inquisition que les camps auraient du rŽvŽler et qui n'ont ŽtŽ finalement que les promoteurs de cette ordre technocratique, les mises en sc�nes du New ManagementÉ

Interlude mŽditatifÊ:

ÇÊAgis de telle sorte que la maxime de la volontŽ puisse toujours valoir en m�me temps comme principe d'une lŽgislation universelle.ÊÈ E. Kant.
ÇÊA tout instant donc lÕindividu est lui-m�me et le genre humainÊÈ Soeren Kierkegaard

ÇÊExceptŽ lÕhomme, aucun �tre, ne sÕŽtonne de sa propre existence, cÕest pour tous une chose si naturelle, quÕils ne la remarquent m�me pas. La sagesse de la nature parle encore par le calme regard de lÕanimalÊ; car, chez lui, lÕintellect et la volontŽ ne divergent pas encore assez, pour quÕˆ leur rencontre, ils soient lÕun pour lÕautre un sujet dÕŽtonnement.ÊÈ Schopenhauer, Le monde comme volontŽ, Volume 2, Chapitre XVII (traduction PUF, p. 851)


Ç Si dans un �tre douŽ de raison et de volontŽ la nature avait pour but spŽcial sa conservation, en un mot son bonheur, elle aurait bien mal pris mesures en choisissant la raison de la crŽature comme exŽcutrice de son intentionÉelles auraient ŽtŽ indiquŽes bien plus exactement par lÕinstinct È Kant, MŽtaphysique des mÏurs, ƒditions Librairie Delagrave p. 91

Le positivisme ou la sottise exaltŽe.
Freud, Introduction ˆ la psychanalyse,
Chapitre 18, fixation au trauma et lÕinconscientÊ:


Ce ˆ quoi rŽpondait, et que jÕinsiste
ˆ placer, en point dÕironie ˆ ce pauvre Freud
dŽpassŽ par sa foudroyante redŽcouverte
des effets de la ParoleÊ:
Miguel de Unamuno,
Le sentiment tragique de la vieÊ:


ÇÊDans le cours des si�cles, la science a infligŽ ˆ lÕŽgo•sme na•f (ihrer naiven Eigenliebe) de lÕhumanitŽ deux graves dŽmentis. La premier fois, ce fut lorsquÕelle a montrŽ que la terre, loin dÕ�tre le centre de lÕunivers, ne forme quÕune parcelle insignifiante du syst�me cosmique dont nous pouvons ˆ peine nous reprŽsenter la grandeur. Cette premi�re dŽmonstration se rattache au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait dŽjˆ annoncŽ quelque chose de semblable. Le second dŽmenti fut infligŽ ˆ lÕhumanitŽ par la recherche biologique, lorsquÕelle a rŽduit ˆ rien les prŽtentions de lÕhomme ˆ une place privilŽgiŽe dans lÕordre de la crŽation, en Žtablissant sa descendance du r�gne animal et en montrant lÕindestructibilitŽ de sa nature animale. Cette derni�re rŽvolution sÕest accomplie de nos jours, ˆ la suite des travaux de Ch. Darwin et de Wallace et de leurs prŽdŽcesseurs, travaux qui ont provoquŽ la rŽsistance la plus acharnŽe des contemporains. Un troisi�me dŽmenti sera infligŽ ˆ la mŽgalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au ÇÊmoiÊÈ quÕil nÕest seulement pas ma”tre dans sa propre maison, quÕil en est rŽduit ˆ se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychiqueÊÈ.

ÇÊCÕest le vital qui sÕaffirme, et qui pour sÕaffirmer crŽe, en se servant du rationnel, son ennemi, toute une construction dogmatique, et lÕƒglise la dŽfend contre le rationalisme, le protestantisme et le modernisme. Elle sÕattaqua ˆ GalilŽe et fit bien, parce que sa dŽcouverte dÕabord, puis lÕadaptation de celle-ci ˆ lÕŽconomie des connaissances humaines tendaient ˆ briser la croyance anthropocentrique en un univers crŽŽ pour lÕhomme. Elle sÕopposa ˆ Darwin, et fit bien, parce que le darwinisme tend ˆ briser notre croyance en lÕhomme animal dÕexception, crŽŽ expressŽment pour lÕŽternitŽ. Et enfin Pie IX, le premier pontife dŽclarŽ infaillible, se dŽclara irrŽconciliable avec la civilisation modern. Et il fit bienÊÈ.

FragmentÊ5 :

Consternant le fait que les travaux de Pierre Legendre et du Laboratoire de recherche sur la Filiation, n'aient eu apparemment aucun impact, que ces travaux n'aient pu mettre en Žvidence le brigandage scientiste du Droit.ÊEst-ce le fait de notre fascination pour la pragmatique anglo-saxonne ?ÊUne chose est certaine, le vitalisme que Legendre a introduit en reprenant ˆ son compte la fausse dŽfinition de l'Anthropos de Çanimal rationnelÈ en nommant le Parl�tre ÇÊl'animal parlantÊÈ y est pour quelque chose.

Car ce vitalisme emp�che que la division du sujet (division sexuŽe, division du corps et de la psychŽ, division Signifiant / signifiŽ, la non adhŽrence du mot et de la chose) op�re au nom de La Parole.ÊLa Parole est naturalisŽe et Legendre s'engage (ˆ son insu, peut-�tre) avec Freud contre l'Homme le dŽcentrant, en nÕen faisant quÕun mammif�re ÇÊsupŽrieurÊÈ, et en faisant du ÇÊmoiÊÈ un sympt™meÉ En tous les cas il en fait sinon un ÇÊmontage juridiqueÊÈ (du moins pas une construction au sens du Foucault, lÕHolopherne de Judith Butler servante de lÕŽpistŽmologie de watercloset) au moins le rŽsultat dÕun nouage R.I.S reposant sur une fiction etc. Le Tiers Garant Žtant dans ce contexte lui-m�me une fiction etc. Ê

A preuve, cette citation bien dŽsagrŽable que je tire de son ÇÊL'Empire de la VŽritŽÊÈ (p. 95) : "Entrer dans l'Žglise Saint-Sulpice ˆ Paris ou la gare Iaroslavl ˆ Moscou, vous y verrez l'humanitŽ qui attend. Attendre la Vie Žternelle ou attendre le TranssibŽrien, c'est exactement la m�me chose ; il faut un lieu pour encercler l'Attente, un lieu meublŽ de chants ou de silence. Ainsi fonctionne le transit : les chaises et les banquettes ont plus d'importance que ceux qui s'y assoient, car ce qui compte dans la structure, c'est ce qui ne meurt pas."Ê

Alors qui s'Žtonnera de ce que nos institutions fonctionnant selon la structure ainsi vidŽe de tout Garant (Dieu) aient tant de mal ˆ se ÇÊrendre habitablesÊÈ.

¥ Consternant le fait que la psychanalyse, sans inconscient, je veux dire sans La Parole retombŽe en de�ˆ du point o� Freud par la ÇÊtalking cureÊÈ semblait ouvrir des perspectives plus certaines ˆ la psychosomatique, en de�ˆ et donc toute appr�tŽe pour rejoindre le camp des mŽthodes cognitives et comportementales, le bon behaviorisme.

¥ Consternant le fait que les psychanalystes aient maintenu une distance, voire une mŽfiance par rapport ˆ la phŽnomŽnologie tant husserlienne de la Krisis, que de celle qu'on a voulu faire relever d'un Heidegger qui serait imbibŽ du nazisme - thŽorie raciale, biopolitique etc. - alors qu'il est le premier critique du biologisme, du vitalisme etc. Il est vrai, il parait que M.H serait un philosophe de l'enracinement. Rien de pire pour les sectateurs du ÇÊnomadismeÊÈ cellulaire, rien de pire ˆ vouloir nÕentendre par enracinement que le ÇÊBlut und BodenÈ, lors m�me qu'il s'agit d'un enracinement tout autre quÕil sÕagit de nos racines cŽlestes ? De la Triple Vie de lÕHomme (Titre dÕune Ïuvre maitresse de Jacob Bšhme).

¥ Consternant que la phŽnomŽnologie qui a inspirŽ le meilleur de la psychiatrie, les Tellenbach, Blankenburg, Binswanger, le travail critique de Descartes et Pavlov par Erwin Straus (Du sens des Sens) et au Japon Kimura Bin etc. demeure toujours hors jeu.

¥ Consternant que la phŽnomŽnologie, qui avec Henri Maldiney allant ˆ la rencontre de Szondi avec le grand linguiste Gustave Guillaume, qui sous-tend le plus fort du travail de terrain de Jean Oury ˆ La Borde (que lÕon a trop tendance ˆ confondre avec les dŽbordements de FŽlix Guattari) demeure hors jeu.

¥ Consternant que cette ÇÊmŽthodeÊÈ soit rŽduite ˆ un courant Ð un passage, voire une passade Ð de la philosophie, une philosophie que le sens commun a rŽduit ˆ une mani�re de laisser-faire ÇÊ�tre philosopheÊÈ qui ne cesse de cŽder sa place aux ÇÊfins psychologuesÊÈ qui donnent leurs conseils de ÇÊbon sensÊÈ sur la place publiqueÊ- les mŽdiasÊcomposŽs uniquement dÕacteurs, chanteurs et autres sportifs. De toute mani�re lorsque un philosophe est convoquŽ ˆ tŽmoigner, ce n'est qu'un nom dans l'histoire des idŽes et de l'histoire tout court. LÕhistoricisme est la mort de la pensŽe. La philosophie comme la thŽologie sont victimes de l'historicisme.ÊLe relativisme historiciste dont le constructivisme - cet hyper nominalisme - est le dernier avatar, sape, interdit l'acc�s ˆ la constitution de l'Anthropos qui repose sur les 3 IdŽes (transcendantales de Kant) Monde, Ame, Dieu, Dieu, le RŽel (lÕImpossible), Dieu indŽmontrable et en m�me temps le Garant de la libertŽ: disposer ˆ... rŽpondre ˆ l'Appel de...Ê La Parole.

La thŽologie a ŽtŽ elle aussi frappŽe par le virus historiciste en arrachant les textes ˆ lÕordre dogmatique (un mot qui fait peur) en voulant, ˆ tout prix, ™ter le ÇÊMyst�reÊÈ en le retournant sur un ÇÊcommentÊÈ, et ˆ une origine factuelle, la bible commen�ant ˆ Sumer, et le Christ un personnage uniquement historique.

L'Histoire maitre o� la fusion du RŽel et du Rationnel s'op�re pour que sÕaccomplisse le savoir absolu, la toute puissance de l'homme se suffisant ˆ lui-m�me. Maitrisant la nature confondue avec la NŽcessitŽ.

Ainsi ne nous Žtonnons pas que rien ne puisse s'opposer rŽellement au clonage, ˆ toutes les formes de manipulations gŽnŽtiques, au copyright du vivant etc. puisque pour (tiers) garant nous n'avons que des rŽfŽrences molles et mobiles, fonction du devenir sociŽtale, des libertŽs dŽfinies par l'historicisme et que lorsque nous nous y opposons cela est immŽdiatement per�u comme une opposition (rŽaction) ˆ ces libertŽs tr�s bien intŽgrŽes dans la thŽologie historiciste et utilitariste des mouvements nŽs du protestantisme - seul l'Žglise catholique aura tenu un discours cohŽrent, consistant pour dŽfendre la Vie, la VŽritŽ :

Je cite un rapport ÇÊPrŽsence de l'Eglise aux dŽbats bioŽthiquesÊÈ, MŽdias�vres 2002, Ethique biomŽdicale n¡ 115, p. 104 :

"Certains thŽologies protestants, comme Joseph Fletcher, l'approuvent au nom de la libertŽ et de la responsabilitŽ humaine : Dieu a crŽŽ l'homme libre capable de jugement moral, apte ˆ remplir son devoir de maitrise de la terre" (Nous avons lˆ tout ce qui ne peut que sŽduire la la•citŽ, le discours rŽpublicain le plus matŽrialiste : libertŽ, responsabilitŽ, et maitrise de la terre) "Dans le projet humain de procrŽation, mieux vaut donc vouloir organiser plut™t que de subir les alŽas de la grande loterie gŽnŽtique. Selon cette ligne de pensŽe, le clonage pourra �tre justifier chaque fois qu'il appara”tra qu'un bŽnŽfice individuel ou social peut en �tre retirŽ. une telle mani�re de voir rejoint la conception utilitariste selon laquelle toute dŽcision morale peut se lŽgitimer ˆ partir d'une analyse qui Žvaluerait ses consŽquences bonnes ou mauvaises, sans rŽfŽrence ˆ un principe absolu de respect des personnes"

Certes il ne sÕagit pas de tous les protestants mais comment tous ces dŽfenseurs effrŽnŽs, forcenŽs de libertŽs sans condition, sans absolu nous jugeront-ils, nous catholiques, lÕEglise ayant Ç toujours affirmŽ son opposition au clonage humain, quelles qu'en soient les finalitŽsÊÈ et surtout dŽfend l'INTEGRALITE DE LA PERSONNE HUMAINE et de la Vie que ces ÇÊlibertairesÊÈ malm�nent avec empressement ?!Ê

Et l'Existant alors ? C'est incontestablement que dans la perspective chrŽtienne qu'il sÕaffirme comme tel

Alors que la phŽnomŽnologie (existentielle) soit l'autre de la mŽthode scientifique (expŽrimentale) qui domine aujourd'hui la science, voilˆ qui n'est pas acceptŽ parce que pour nos bons cartŽsiens (qui n'ont repris de Descartes quÕun jeu) l'autre de la mŽthode serait l'irrationalisme (des anti lumi�res ?). Nos bons cartŽsiens sensŽs �tre les maitres de leurs grandes machinerie oublient dŽjˆ que pour Descartes, il ne peut y avoir de VŽritŽ qu'en s'appuyant (du lieu) de L'Autre - ˆ savoir Dieu.

Sans quoi nous sommes, bel et bien, rejetŽs dans l'ab”me (LÕhypothŽtique mauvais gŽnie)

Remarque : On ne s'Žtonnera pas, certes, que m�me aujourd'hui o� nous prŽtendons avec la science moderne avoir dŽpassŽ la logique cartŽsienne, avec pour garant que du ÇÊmobileÊÈ que nous soyons tombŽs dans le scientisme brut, d'autant que beaucoup de scientifiques disent s'accorder avec les grands mouvements spirituels - principalement orientaux, nihilistes. Rien de plus douteux qu'un Tao de la physique, encore plus douteux que le grand animal du tao lui-m�me qui respire mais n'atteint jamais La Parole. Tao mod�le pour une vie d'insectes ÇÊsociauxÊÈ ou l'amour fou de la grande soupe primordiale, le nirvana, mot qui veut dire sans saveur, sans odeur, moins encore que l'eau car contre la vie et contre le monde, il ne nous peut dŽsaltŽrer

Alain R. GIRY

© Alain R. GIRY. Gentilly La Rouge, fŽvrier Ð avril 2014

1 - Cette Adresse est composŽe de divers fragments Žcrits entre 2013 et dŽbut mars 2014. La logique est celle de toute glose.

2 -Un collectif qui ne semble pas vouloir assumer ses critiques par peur de heurter ceux qui luttent contre ce quÕils ont produit, lÕhomophobie (pour aller plus vite, ces ÇÊrŽvolutionnairesÊÈ du sexe, de lÕamour par terre) qui a peur quÕen sÕalliant ˆ la ÇÊManif pour tousÊÈ (dont je reconnais certes les limites politiques), aux Veilleurs, sans doute, plus que de ne para”tre rŽactionnaire, il se sentirait coupable de ne pas �tre finalement en accord avec la ÇÊdŽrive scientisteÉ qui aboutit ˆ une science juridique sans scrupules anthropologiquesÊÈ. Je vois dans cette position la difficultŽ que nous avons ˆ saisir ce que la Sainte Famille nous enseigne, difficultŽ quÕaccuse la ÇÊfrayeurÊÈ quÕinspire le nom du P�re dans les discours gauchistes persistants en mode ÇÊinstitutionnelÊÈ.

3 - Caricature Ð devenant nŽcessaire Ð du double corps du roi. Double corps de lÕinstitutionÉ De cet acŽphale ŽrigŽ nous pouvons tirer toute une sŽrie dÕimages qui loin de nous conduire au jeu de cache-cache plus que ridicule entre Patriarcat (moins) et Matriarcat (plus) conduit ˆ lÕindiffŽrenciŽ, ˆ lÕAndrogyne grande figure du ÇÊsocialismeÊÈ du 19i�me Si�cleÉcÕest dans ce contexte que sÕeffectue la transposition des Ecritures en ÇÊmode la•cÊÈ qui conduit ˆ la ÇÊpublicitŽÊÈ utilisant lÕŽrotique vulgaire etc. etc.

4 - SÕil est difficile de parler de relation dÕamitiŽ voire dÕamour entre un homme et un autre homme, une femme et une autre femme cÕest dÕabord parce que dans les faits et souvent, ouvertement chez ces femmes qui revendiquent lÕhomosexualitŽ comme la dimension fondamentale de leur �tre, la femme qui ÇÊaimeÊÈ une femme rejette les hommesÊ; du c™tŽ des hommes il y a aussi la misogynie mais elle nÕest pas revendiquŽe bien quÕelle serve alors de prŽtexte aux lesbiennes ˆ alimenter leur haine de lÕhomme. Il y a donc dÕabord un refus de lÕautre mis en Žvidence. Mais ceci est une des raisons de la difficultŽ ˆ parler des relations entre personnes du m�me sexe.

Une autre est la projection sur ces couples, devenant bien ainsi des attelages, dÕun rapport homme et femme, lÕun des partenaires jouant un r™le et lÕautre, lÕautre r™le. Dans ce jeu de r™le on peut voir un des aspects de la ÇÊthŽorieÊÈ du genre et pour ceux qui connaissent mieux le sujet que ceux qui sÕen sont emparŽs pour la dŽfendre ou sÕy opposer (et souvent ils partagent la m�me ignorance) le germe, lÕorigine de cette thŽorie, cÕest la transsexualitŽÊ: une forme de psychose, de possession (je prŽf�re ce terme) dÕune ÇʉmeÊÈ de femme dans un corps dÕhomme. Est-ce ˆ dire que je prŽconise lÕexorcismeÊ? Oui, sans doute. DŽjˆ pour contrecarrer une alliance malsaine avec les musulmans (quÕils ne soient pas ou soient islamistes mÕimporte peuÊ!) qui sÕils sÕengagent sur le terrain de la lutte contre la thŽorie du genre cÕest quÕils savent que nous voulons oublier, pour satisfaire au politiquement correct que ce sont dans LEURS pays (et pas ailleurs) quÕont ŽtŽ fabriquŽs les premi�res ÇÊtranssexuellesÊÈ (M to F en jargon anglo-saxon) et quÕaujourdÕhui cÕest dans ces m�mes pays, que pour ne pas faire face ˆ lÕhomosexualitŽ masculine, on y force lÕun des partenaire, celui que lÕon juge ÇÊfŽmininÊÈ ˆ changer de sexeÊ! A devenir la femme soumiseÊ!

FŽminisme bobo obligeÊ? Regardez comment dans le contexte de lÕantiracisme racialiste certaines personnes vont jusquÕˆ ne pas oser Ð donc reconna”tre Ð la pratique de lÕexcision. Je pose cependant cette questionÊ: ceux qui, dans ce m�me contexte, sÕopposent ˆ cette pratique, sÕy opposent pour une raison propre ˆ nos temps ÇÊfestifsÊÈÊ; lÕexcision prive de la jouissance clitoridienne, prive du plaisir sexuel. Raison secondaire, car il faut sÕy opposer pour les m�mes raisons que nous ne pratiquons plus la circoncision, que le bapt�me a sublimŽ, ŽlevŽ.

5 - Il est remarquable que dans les monographies retra�ant lÕhistoire de ces mouvements, il nÕest jamais fait mention des hommes qui ne pouvaient se reconna”tre dans leur �tre global, leur Personne, comme seulement des homosexuels (c.-ˆ-d. de simples ÇÊbaiseursÊÈ) mais qui affirmaient la spŽcificitŽ, le r™le social dÕune diffŽrence assumŽe et responsable avaient pu prendre position pour le mouvement alors apparemment plus centrŽ sur la personne humaine globale, le mouvement fŽministe. Les interviews faites aupr�s de ces hommes ont ŽtŽ purement et simplement rejetŽes, sans doute pour que puisse sÕŽtaler dans les mŽdias lÕimage avilissante du ÇÊgayÊÈ ˆ la FaÉ Berger - image source et qui justifie de facto lÕhomophobie etc. etc.

6 - LÕhomosexualitŽ reste une affaire de sexualitŽ quant aux LGB�tises dans cette m�me valorisation du sexuelÊ; elles sont une dangereuse affaire de marchŽs dont le moteur, la motivation est la lutte contre cette ÇÊhomophobieÊÈ quÕelles ont non pas dŽnoncŽe mais crŽŽÊ: elles ont donnŽ ˆ voir que du sexe, de la jouissance o� lÕaffect m�me est un ÇÊplaisirÊÈ du festif etc.

7 - Passage dÕune ethnologie ethnocide ˆ la l‰chetŽ dÕune ÇÊrepentanceÊÈ allant de pair avec un antiracisme reposant sur un sitcom racialisteÉ de dangereuses confusions entre culture et religion, un anticlŽricalisme qui ne vise que le clergŽ catholique etc. une rŽfŽrence ÇÊLe fa�onnage juridique du marchŽ des religions aux USAÊÈ, Editions Mille et Une Nuit, 2002. Tout est marchŽs. Ne marchons pas dans cette sale combineÊ!

8 - Donner naissance ˆ un enfant cÕest donner la vie, donner la vie cÕest aussi rappeler ˆ la mortalitŽ, la finitude, ˆ la responsabilitŽ dans un temps imparti mais si nous donnons pas sens ˆ la mort, nous ne donnons pas sens ˆ la vie, pour que une vie ai un sens et soit portŽe, il nÕy a que la Foi en la RŽsurrection sans elle, tous les Çʈ quoi bonÊÈ sont justifiŽs et m�me que la beautŽ alors ne peut plus sauver le monde.

9 - - ÇÊII, donc repriseÊÈ, Jean Oury, conversation avec Pierre BabinÊ: p.17, et page 34 ÇÊEt les bureaucrates, je les reconnais. Ce sont les petits enfants de 68. CÕest effrayant. Au lieu de sauver Lacan, de sauver la psychanalyse vraie, ils ont laissŽ sÕinstaller des faux. Et en particulier la Cause FreudienneÊ! Tous cesÉ �tres mao•stes en 70 sans savoir ce qui se passait en ChineÉ fallait �tre compl�tement aveugleÊ! Etc.ÊÈ p.34

10 - LibertŽ. EgalitŽ. FraternitŽÉ la TrinitŽ profanŽeÊ!

11 - Il sÕagit du dŽbut de ce chapitre XVIII qui sÕintitule en fran�ais ÇÊSur le besoin mŽtaphysique de lÕhommeÊÈ. Titre qui en lui-m�me demande un commentaire, dŽjˆ nous devons restituer le sens que donne le titre en allemand. Il ne sÕagit pas de besoin au sens de ÇÊNeidÊÈ mais plut™t dÕune ÇÊdemandeÊÈ, de quelque chose qui demande une permission. BedŸrfnis vient de dŸrfenÊ: avoir la permission. DŸrftigkeit est lÕindigence. Quelque chose est en jeu qui nÕest pas de lÕordre de lÕinstinct, cÕest pourquoi la citation de Schopenhauer est en regard de celle de Kant sachant quÕune lecture de Kant est lÕobjet dÕun appendice du ÇÊmonde comme volontŽÊÈ ÇÊCritique de la philosophie kantienneÊÈ de plus dÕune centaine de pages (PUF, ppÊ; 529-670).

12 - R.I.SÊ: RŽel Ð Imaginaire Ð Symbolique ˆ comprendre avec ÇÊlÕinstituer la vieÊÈ, le nouage des trois ŽlŽment, le biologique, le social et la subjectivitŽ etc.

13 - Ecoutez donc Guercoeur, lÕoratorio rŽpublicain de Alberic Magnard et entendez : une passion inutile... musique sublime pour rien qui dŽbouche tout droit dans le mielleux du requiem de FaurŽ. Et l'imagerie d'Epinal saint-sulpicienne l'effroyable 19i�me si�cle ˆ travers les ‰ges. Ê

14 - La rŽfŽrence maitresse le Tome 29-30 de lÕÏuvre compl�te les ÇÊGrundbegriffe der MetaphysikÊ: Welt Ð Endlichkeit Ð EinsamkeitÊÈ Editions Vittorio Klostermann, 1983, traduction parue aux Editions Gallimard sous le titre ÇÊLes concepts fondamentaux de la mŽtaphysiqueÊ: Monde Ð finitude - solitudeÈ en 1992, il sÕagit dÕun cours professŽ par Heidegger entre 1929-1930.

15 - Exister = sortir de �a, la vie brute et en sortir pour rŽpondre de La Parole.

 
   
 

Krisis 1.

Crise toujours nouvelle, encore une crise, une crise de plus, crise sans cesse renouvelŽe, crise encore vue comme la derni�re, la plus terrible, la plus mena�ante, crescendo et tutti. Tous les instruments, institutions et la lobbies conspiracy, Žtats orchestrŽs, Hollywood bowl planŽtaire. La crise des crises. Non plus quelques ensembles mais lÕensemble des ensembles. Crise capitale, crise du capital, crise Žconomique dÕo� dŽcoule crise sociale puis crise psychologique (dans cet ordre Žvidemment quand m�me ce serait plut™t lÕinverse dŽsormais) et pourquoi pas mutations biologiques en suspend quand apr�s tout lÕŽconomie dŽtermine de part en part appelle des catastrophes (dites) Žcologiques (puisquÕelles ne sont plus naturelles !) irrŽversibles ? Un crŽtin me prŽcise dÕun ton pŽremptoire que ce nÕest pas une crise Žconomique mais financi�re et que par consŽquence, il y a pas de faillite du capitalisme. Allez donc comprendre. Moi, jÕinsiste, toujours et rien que de lÕŽco en Žcho, mimŽtique ; le foyer dÕun incendie, des cendres chaudes sous des aiguilles de pin et le vent pyromane souffle des ondes, fils ˆ la patte invisibles au loin comme ce lourd nuage radioactif sÕarr�ta bien aux fronti�res de la France par respect pour la terre des droits de lÕhomme. Non ?

QuÕespŽrer ?

Que croire ?

Que faire ? LorsquÕon sait plus qui nous sommes ?

Que nous ne sommes que des animaux de plus et des produits comme les autres. Ce qui demeure, sans �tre interrogŽ, cÕest le mot Ç crise È brandi comme une menace, alors que peut-�tre dŽjˆ un petit recours ˆ lÕŽtymologie vivante (c.-ˆ-d. non scientifique) suffirait, sans moraliser (sans faire le coup du pessimisme / optimisme, sans ramener du fond de la bo”te de Pandore, lÕEspŽrance) ˆ saisir une opportunitŽ, sortir de la crise par la Ç krisis È. Breakdown break through. Pas besoin de la morale, par delˆ bien /mal, sans banalitŽ du mal, sans lÕhomme sans qualitŽ, traverser le labyrinthe : politics of experience. Les penseurs et Kant le premier ont considŽrŽ, consid�rent nŽcessaire, constatant une Ç crise È au cÏur de la rŽalitŽ humaine dÕeffectuer une Ç critique È de la raison. Crise et critique viennent du Grec Ç krinein È : juger, dŽciderÉ trier. "La Critique de la Raison Pure" de Kant nÕa pas ŽtŽ vraiment comprise car pour nos Ç philosophes È dÕen France, obnubilŽs par la vision grandiose (et simplifiŽe ˆ outrance) de Hegel, sa pragmatique marxisante (lˆ o� lÕon se dit marxiste sans Marx, mao•ste et autres istes jusquÕaux postmodernistes et posthistoriques festifs, il Žtait strictement impossible dÕaccepter de nous mesurer ˆ notre finitude, ˆ notre contingence fondamentale, constitutive (et la dŽpressivitŽ de la vie comme vie animale) ce quÕexige la Critique telle quÕentendue par Kant. Rien ˆ voir avec un quelconque irrationalisme, ce fut lÕaffaire de manigances bien raisonnŽes ; la technique pensŽe comme arraisonnement ? Les questions posŽes par Kant, et qui demeurent dans leurs rŽponses critiques toujours des questions, parce que contrairement ˆ la rose du mystique Silesius, lÕhomme nÕest pas sans pourquoi, il est Ç pourquoi ? È. Un Ç pourquoi ? È qui ne se rŽsout pas dans des Ç comment �a marche È :


Qui ne se rŽsout car donc en forme de Ç mode dÕemploi È si cher au renouveau behavioriste (et son versant Born Again Xtian) retour sur nos machinistes de thމtre sans faste les dÕHolbach et Jules Offray de La Mettrie. Alors irai-je jusquÕˆ dire que, tr�s rigoureusement, la grandeur de lÕhomme cÕest que, �a ne marche pas, que �a cloche, quÕil y a du champ, du jeu, le jeu, le chiasme entre signifiant et signifiŽ, lÕab”me entre les mots, les choses, quÕil y du Ç faire signe È, que la Parole le sauve ? Que les contradictions sans Aufhebung (suppression-sublimation, selon la traduction proposŽe par Jean Wahl dans ses cours ˆ la Sorbonne) que la coappartenance des contraires lÕengage ? Oui ! ˆ configurer, dŽterminer du chaos, y engendrer des Ç formes È. Or aujourdÕhui, tomber dans le scientisme (en religion scientifique) ne reconnaissant m�me plus une crise dans les sciences europŽennes, nous acceptons encore moins ce statut propre ˆ lÕhumain, ce vacillement, cette contingence si bien saisie par le Sartre de "lÕætre et le NŽant", nous prŽfŽrons �tre machinŽs par des modes dÕemploi (É des libertŽs) modŽlisŽs, formatŽs. Voyez dŽjˆ o� en est revenu la psychiatrie avec le DSM 4, sa droguerie antidrogue et plus terrible, monstrueux certainement lÕŽclatement du corps humain con�u ˆ partir dÕun calque (blueprint) rassemblant sous des noms de spŽcialitŽs les organes, leurs fonctions voire, tel lÕhomme de cristal des nazis, un corps humain plastifiŽ, ŽcorchŽ (vif).

Corps en exposition aux abattoirs de la Villette accompagnŽs des fanfares de Pantin (deux topoi prŽcis de notre capitale pour cette scŽnographie fervente de cette science qui seule est LA Science) pour cette mŽdecine ultramoderne qui prŽtend nous assurer, nous obliger, ainsi dÕune plus longue dŽsespŽrance de vie (survie) sur fond de toutes les nouvelles maladies possibles et les nouvelles souffrances en gestation avec toute la ferveur des qu�teurs professionnels de lÕhumanitaire avides et ethnocides et leurs solidaritŽs qui vous enfoncent (dans la mis�re contre toute pauvretŽ digne) vous laissent toujours plus dŽpourvus de moyens de revendication, de subversion quÕune machinerie du festif vient renforcer en cache etc.

(Extrait du texte antŽrieur ˆ 2005)

 
     
 

MANIFESTE JUGER LA SCIENCE AUX CRITERES DE L'ART et l'Art ˆ ceux du Parl�tre

 
 


"Nous sommes, ce jour, plus pr�s du sinistre que le tocsin lui-m�me, c'est pourquoi il est temps
de nous composer une santŽ du malheur. Džt - elle avoir l'apparence de l'arrogance du miracle" RenŽ Char.

"L'action seule ne changera pas l'Žtat du monde, parce que l'�tre sous son aspect d'efficacitŽ
et d'activitŽ rend tout l'Žtant aveugle en face de ce qui a lieu." Martin Heidegger.

« Le physicien devra prendre scrupule qu’il est le bras droit d’un souverain très temporaire, obtus et probablement criminel. Ce qu’il modifie ou transpose, ce sont des lois graduées, tenues en secret dans la chair tractive des hommes. Canon d’extérieur retourné, il tire sur une cible d’âme… »
René Char, œuvres p. 746


 
  Aujourd'hui ou l'Žcologie m�me doit s'inscrire dans la part industrielle du calcul, l'essentiel, le Sens pour l'Existant est encore plus efficacement mis entre parenth�ses, arraisonnŽ. Les exc�s religieux d'Est en Ouest, qu'ils soient le fait direct ou non des religions ou leurs rel�ves matŽrialistes (psychanalismes, marxismes, etc. ) ont progressivement ab”mŽ le Corps Humain aux rythmes des prŽoccupations machinales rompant l'esprit, la Parole aux habitudes d'une intelligence quantitativement Žgale aux tests supposŽs la gŽrer. La SpiritualitŽ s'est repliŽe aux bords de la folie. Face ˆ cette situation de dŽpŽrissement de l'Humain ŽcrasŽ par les perspectives massives des luttes "politiques" ou les Žchappatoires de "groupes", reste ˆ (re)construire un lien non ˆ ce qui serait le produit d'un strict concours de circonstances mais ˆ un cosmos. Si l'Est a mžri et rŽservŽ l'idŽe de Yoga, de Lien de l'homme ˆ l'ætre, et l'Ouest a gŽrŽ son oubli progressif au profit du savoir-faire technologique, l'un et l'autre partagent aujourd'hui la m�me Histoire ; la domination planŽtaire de la technique. Pour cette domination la menace nuclŽaire ne sera jamais qu'une manifestation pŽriphŽrique d'un ŽvŽnement plus considŽrable inscrit dans l'histoire occidentale, ˆ sa fondation" ƒcologie & SpiritualitŽ ARG ©1978.   
 

Parce que efficace le discours scientifique est le moins appropriŽ pour l'approche de ce qui est humain. Ainsi lorsqu'il s'empare de l'Anthropologie il est certain que l'homme comme tel sera exclu au profit d'une Žconomie totale de tout ŽlŽment singulier - seul compteront les effets de masse et leurs contraintes. Toute diffŽrence est pour ce discours bruit ou erreur. Alors si l'erreur est humaine on convient qu'elle n'est pas scientifique !  Aussi, lorsque le discours scientifique investit les divers rŽgions de la rŽalitŽ humaine, que se constituent diverses sciences "humaines", il ne faut pas s'attendre ˆ une meilleure comprŽhension du sens de l'existence mais ˆ une stricte description de phŽnom�nes extŽrieurs (par les comportementalistes) visant ˆ la seule exploitation de "ressources humaines".

Cela est d'autant plus Žvident que la recherche dans ces domaines dŽpend aujourd'hui, non plus de l'UniversitŽ mais de la demande des entreprises ... De fait, "scientifique" est dans la plupart des cas Žquivalent de "Žconomique" , quant ˆ l'adjectif "humain", il est dans l'expression "sciences humaines" purement accidentel puisqu'il devra dŽsormais �tre compris ˆ partir de la biologie (humaine) - de l'animal humain.
Indicidence © 1988.

 
     
 

ƒTAT DE FAIT  
L'homme d'aujourd'hui n'est plus que l'articulation provisoire de deux plans : l'un PSYCHOLOGIQUE et l'autre SOCIOLOGIQUE (rŽductible en derni�re instance ˆ l'Žconomique) confondus en un seul par les dites sciences comportementales pour permettre ˆ la MŽthode (scientifique) de triompher de l'homme espŽrant pouvoir bient™t le rŽduire au seul domaine BIOLOGIQUE (gŽnŽtique). PrivŽ d'un Destin singulier l'homme n'est dŽjˆ plus dans le projet cybernŽtique qu'un composant des "ressources humaines", lui-m�me utilisable, rŽparable ou jetable. Pourtant ce qui ainsi arrive, n'arrive pas du fait m�me de l'homme ou d'un quelconque mauvais usage de la Technique mais tout d'abord de la dŽfinition par la mŽtaphysique de l'homme comme simple ANIMAL RATIONNEL. Cette dŽfinition loin d'�tre anodine a fondŽ (jusqu'au "brigandage l'hitlŽrien" qui y repose) ce psychosomatisme - clef du juridisme occidental - qui nous emp�cha de traiter l'homme comme du simple bŽtail. Ce juridisme hŽlas s'effondre jour apr�s jour !


Une chose est alors certaine, l'homme ne se reconna”t plus en son pouvoir propre, celui de se comprendre en et par lui-m�me mais s'interpr�te plus dŽfinitivement ˆ partir du "monde". Pris au tourbillon des prŽoccupations, indiffŽrent dans l'urgence, entrepris par cet Ennui d'autant plus patent que comme "loisirs" 'il s'ignore, il est le prisonnier d'une caverne platonicienne renouvelŽe. Cet Žtat est nŽanmoins un Žtat de crise permanent qui appelle, plut™t qu'une rŽvolution risquant d'�tre fatale, une remise sur orbite ? Ainsi nous serait demandŽ dans le Danger croissant, non plus d'agir mais d'engager un Dialogue avec l'ImpensŽ de la mŽtaphysique ? DŽfi pour l'homme de l'humanisme (et son dŽchet, l'humanitarisme), de ressaisir son essence d'homme en tant que tel et non plus comme Animal Rationnel ? Il se pourrait alors que soit exigŽe de nous une Critique constructive de ce qui aujourd'hui entretient, malgrŽ de trop Žvidents progr�s et de tout aussi Žvidents carnages, ce nouveau sommeil dogmatique. Ce sommeil qui n'est rien d'autre que cet Žtonnant triomphe de la MŽthode sur la Science ?

 
 
MANIFESTE Version annŽes 2000
 
 

« La troisième facticité, réelle, trop réelle, assez réelle pour que le réel soit plus bégueule à le promouvoir que la langue, c'est ce que rend parlable le terme du : camp de concentration, sur lequel il nous semble que nos penseurs, à vaguer de 1'humanisme à la terreur, ne se sont pas assez concentrés. Abrégeons à dire que ce que nous en avons vu émerger, pour notre horreur, représente la réaction de précurseurs par rapport a ce qui ira en se développant comme conséquence du remaniement des groupements sociaux par la science, et nommément de 1'universalisation qu'elle y introduit. Notre avenir de marchés communs trouvera sa balance d'une extension de plus en plus dure des procès de ségrégation. » Lacan, extrait de la Proposition du 9 / 10 / 1967, Scilicet 1

ÇPartout o� sÕaffiche la nouvelle religion scientifique, la rŽflexion sur le sujet est tenue pour suspecte, y compris dans certains milieux en proie ˆ une col�re dÕinquisiteurs face ˆ la simple Žvocation de lÕinconscient. È dÕapr�s Pierre Legendre

 
 

Dans nos sociŽtŽs post hitlŽriennes, il nÕy a plus aucune raison de disserter sur Ç Science sans conscience nÕest que ruine de lÕ‰me È : il nÕy a plus de Science - seulement la mŽthode scientifique  et ses spŽcialisations ! Sans conscience (sa bioŽthique, une dŽfense ? Son Žcologie, une parade ?) comment pourrait-elle ruiner une ‰me qui pour elle nÕexiste pas plus que Dieu, que lÕætre ? Sa conscience ? Elle-m�me dans le miroir de sa toute puissance planŽtaire !

Ne reconnaissant plus la division psycho/somatique juridiquement valide quÕelle a remplacŽe par une Žquivalence somatique entre un encŽphale (software) et un corps carrosserie (hardware) inscrite dans une physique cosmŽtique, quelle place pour une ‰me ? Quelle place pour lÕhomme lui-m�me qui nÕest plus que l'articulation, toute provisoire, de deux plans Psychologique et Sociologique bient™t rŽduite ˆ un seul, Biologique (gŽnŽtique) ?

Une Ç science È pacsŽe au progr�s de tous les lendemains, qui se piquent dÕaccoucher sans cesse des vŽritŽs absolues qui rendent lÕhomme dŽpendant et obsol�te. Sans Lien ni Lieu, lÕHomme est littŽralement aliŽnŽ ! DÕexistant, il retombe de vivant en strict survivant. Il lui est interdit dÕaccŽder ˆ une vŽritable connaissance de soi, interdit de rena”tre pour un Cosmos (Transfiguration). Opposants ˆ cette Ç science È nous ne sommes plus seulement considŽrŽs Ç rŽtrogrades È mais bel et bien comme
des hŽrŽtiques !

Peu nombreux ceux qui sÕen inqui�tent, et lÕapocalypse (RŽvŽlation) est retournŽ en films catastrophes, les cauchemars en Ç r�ves È publicitaires. Certains pensent pouvoir donner des rŽponses techniques ˆ cet Žtat dÕurgence. Ces rŽponses resteront stŽriles tant quÕun Dialogue avec l'ImpensŽ de la mŽtaphysique (c-ˆ-d lÕoccident) ne sÕengagera avec le Tout Autre.

DŽfi dÕune Critique constructive, psychanalyse, pour saisir les mythologies ˆ lÕÏuvre sur ce thމtre de la raison, ˆ lÕencontre des Ç cafŽs culturels È o� lÕon part des questions du public, dirigeant les dŽbats vers une synth�se relative assurant aux participants de repartir, sans Connaissance, mais informŽs, nos ateliers rendent caduc, dŽconstruisent les discours automates afin de rŽtablir un dialogue de sujet ˆ sujet pour rappeler et rassembler chacun dans [lÕOrdre de] la Parole.

 
     
 
REFLEXIONS SUR LES STRATEGIES TOTALITAIRES
Autour de Dune de Frank Herbert (Texte écrit en 1980 et inscrit au Numéro 3 de l'INDICIDENCE)
 
     


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